Sauvée

Sauvée



Il fait froid, il est tard,
Je suis seul dans le noir,
Au loin, j'observe ces gens,
Il
s ont un air si différent.

Je
m'approche, ils me regardent,
Il
s fuient, et rien ne tarde,
Pas un seul ne m'adresse la parole,
Il
n'y a que de fuir qu'ils ont une envie folle.

Po
urtant, je les suis du regard,
Pe
ut-être ont-ils peur du noir,
Ils ne m'ont peut être pas vu,
ce n'était juste qu'un malentendu.

Doucement, je m'approche de l'eau,
Et je regarde mon reflet,
Le
lueur de la lune éclaire ma peau,
Je comprend qu'ils soient effrayés.

D
u sang coule sur mon visage,
I
l a fallu que ça tombe sur moi,
C
e n'était sans doutes que ce gage,
Ê
tre au mauvais moment au mauvais endroit.

SI je n'avais pas croisé cet inconnu,
Je n'en serais peut être pas,
P
erdre ma vie de vue,
Je
n'en voulais surtout pas.

Et pourtant cela s'est passé,
C
'est sur moi qu'il a ti,
C
'est moi qu'il a tué,
J
e n'aurais m'interposer.

Ma
is en me temps,
Je
ne cesse de penser,
Q
ue j'ai sauvé cette enfant,
Q
ui a eu le temps de s'en aller.


By Deatharte

# Posté le lundi 21 avril 2008 20:18

Modifié le mardi 20 mai 2008 07:06

Une nuit...

Une nuit...


La nuit est la preuve que le jour ne suffit pas.

[Elizabeth Quin]




Photo By Me

# Posté le vendredi 25 avril 2008 12:07

Modifié le vendredi 25 avril 2008 12:33

[Orphelin, du jour à la veille] Partie 1, 2, 3

[Orphelin, du jour à la veille]  Partie 1, 2, 3
Partie1

"Aujour
d'hui le temps n'est pas à sa meilleur forme, le--"

J'éte
ins la télé, je crois avoir entendu maur crier mon nom.

"Lud
o !"
-Qu
oi !
-Vie
ns !
-Me
rde !

J'
attends une trentaine de seconde, plus de bruit. J'hésite entre monter la taper ou rallumer la télé. Bof, je vais quand même voir ce qu'elle me voulait. Je jette la lécommande dans le fond du cana, et me dirige vers l'escalier. Je monte les marches quatre à quatre, et entre directement dans sa chambre, à droite.

"Q
u'est-ce tu m'veux ?
-Regar
de.
-Q
uoi ?
-Par
la fenêtre !

Je
fais ce qu'elle me dit, je jette un ½il par la fenêtre et... et y a quelqu'un qui a dut se faire percuter parce qu'y a une voiture, et plein de gens rassemblés.

-Va
voir !
-
Ah non !
-Pis j'
m'en fous, c'est juste un gosse qui c'est fait écrasé.
-Pf
f.
-
Fais gaffe, s'il est mort à coté, son fantôme viendra te hanter...
-T
'est con.
-héhé !
-Sors d'ma chambre d'abord !
-Con
asse.

Je
sors donc de sa chambre, et, ayant la flemme de redescendre les escaliers, je me dirige vers la mienne. J'enjambe mon sac de cours en entrant, ainsi que des cahiers et autres objets inutiles, et je m'affale sur mon lit. Ma s½ur, Floriane, a beau avoir 12 ans déjà, c'est encore une chieuse, mais bon. Crevé, j'attrape une télécommande sous mon oreiller, et je mets en route la chaine-hifi. Je mets en route le CD qu'il y a dedans, je ne me souviens plus ce que c'est... Le doux bruit de lecture de disque rayé dure quelques secondes, puis enfin, "In The End" de Linkin Park règne dans la pièce.
Com
me je ne sais pas siffler, je me contente de fredonner l'intro, puis je suis vaguement les paroles. Mais ce moment de tranquilli est vite brisé par l'entrée en trombe de ma s½ur qui, comme elle sait si bien y faire, claque la porte pour bien montrer qu'elle est là.

"Qu'est-ce tu veux encore ?
-Bais
se !
-No
n mais c'est bon la porte fermée t'entends rien.
-
Baisse !
-Cas
se toi !
-Mais baisse !
-P
utain--

Je me lève avec un air effrayant, air qui d'ailleurs je prend souvent et qui fait flipper maur. Conne ou effrayé, je ne sais pas, elle quitte en hurlant ma chambre. Je referme ma porte et monte le son plus fort, je me rallonge sur mon lit.
Mon
réveil affiche 16:48.
J
e ferme les yeux, la musique change. Vu que c'est un CD gravé, je ne me souviens pas de ce qui est après. J'attends cinq secondes, et enfin je reconnais une autre des chansons que j'adore écouter. Relaxante avec un petit coté que j'aime bien, se lance "Requiem for a dream". Je me laisse de nouveau bercer par le son de la musique, en pensant vaguement à des choses et d'autres. Le lycée, les potes... une fille... je soupire. J'aimerais être près d'elle, mais ce n'est possible sur le moment.
Plu
sieurs minutes passent ou je ne fais rien d'autres que d'écouter les violons jouer... J'éteins alors ma chaîne. Je me redresse, me passe une main dans les cheveux, et me lève pour sortir tranquillement de ma chambre.

"Tu fa
is chier"

Je ne fais pas attention à cette noble remarque de ma s½ur, et je descends paresseusement les escaliers. Direction frigo, j'en sors une bouteille dans laquelle je bois sans tarder. Le lait, c'est plein de calcium, mais bon, comme on ne sent pas le goût du calcium, on s'en fout un peu. Bref. Je range la bouteille, ferme le frigo d'un coup de pied et, enfin, la porte d'entrée s'ouvre. Ma mère entre, suivie de mon père.

"Bonjouuuur.
-S
alut m'man, salut p'pa.
-
Salut.
-Tiens, je t'ai acheté ça, je pense que ça va te plaire.

D'u
n air douteux, je regarde ma mère sortir un paquet de sa poche, je le prend, et l'ouvre. C'est une chaîne sans doutes en argent. Très content, je m'empresse d'enlacer ma mère.

-
Merci beaucoup M'man, merci.
Haha
, mais c'est rien.
-Alors, comment s'est passée votre journée ?
-E
t bien je suis allé travailler, et ta mère je ne sais pas trop, on s'est retrouvé à midi.
-Ok
ay... Flo est en haut, j'vais la chercher.

Je cours jusqu'à l'escalier, le monte de nouveau, et passe ma tête par l'entrebâillement de la porte de la chambre de ma s½ur.

"Y son
t arrivés.
-Ok.

J
e laisse passer ma s½ur, je ferme sa porte et vais dans ma chambre. Je sors le paquet de ma mère de la poche, j'enlève l'emballage et me passe la chaîne autour du cou, elle est super belle. Je redescends le sourire aux lèvres. La soirée se passe tranquillement, et enfin vint le dîner.

"Alors
Flo, comment s'est passé ta matinée.
-Oh, j'm
e suis fait emmerder par un con, c'est tout.
-
C'était qui ?
-Un
plus vieux, j'crois que c'est un redoublant en dernière classe.
-Il est en 3eme ?
-
Oui, mais il a redoublé 3 fois y parait.
-La
même classe ?
-Non,
une fois la 5eme, la 4eme et la 3eme.
-Et ben
, c'est un bite quoi.
-Ouai
s.
-Y t'e
mmerde méchant ?
-O
h ça va, j'suis avec mes copines d'toutes façons.
-Qui
veut du riz ?
-Moi
!

Un re
pas convenablement bien passé, une soirée téloche tranquille, demain c'est dimanche, ce qui signifie grasse mat'. Fatigué, je vais me coucher vers onze heure et demie, mon lit m'attend. Il fait si bon sous les couettes, dommage que je ne sois pas avec... enfin. Le sommeil ne met pas beaucoup de temps à me gagner, je dors sans rêver, pour une fois.

Une nu
it sans problèmes...



J'ou
vre les yeux. Il fait nuit, je me suis réveillé seul, pas un seul bruit dans la maison. La tête dans le cul, je jette un oeil par la fenêtre, histoire d'admirer la Lune quelques minutes. Une silhouette attire cependant mon attention. On dirait qu'elle a vue que je la regardais, elle a disparue dans le noir. Je me demande bien qui ça pouvait être. Me disant que j'ai rêvé, je retombe lourdement sur le dos, la tête sur 'oreiller. Je ferme les yeux, et je termine ma nuit.
Le
lendemain, c'est un peu nul pour une grasse mat' car après m'être réveillé à 8 heure, je ne trouve plus le sommeil. Lassé de me retourner je ne sais combien de fois dans mon lit, je sors de sous la couette, enfile mon jean préféré, et sors de ma chambre pour descendre l'escalier. Direction le canapé, je passe ma matinée devant la télé, à regarder et à zapper...

Je
suis préoccupé par le cas de ma s½ur. Je connais une de ses amies et cette dernière me dit souvent que Flo se fait emmerder par un vieux, bien que ça ne soit pas l'air très grave, il faut qu'il s'arrête. Mais pour eux, vieux, c'est quoi ? Enfin, faudra que j'essaye de le capter un de ces quatre.

Il
ne doit pas être loin de midi, ma s½ur descend enfin de sa chambre, et, sans me dire même bonjour, elle disparaît dans la cuisine. Quelques peu réveiller par sa discrète descente d'escalier, je me dirige moi même dans la cuisine pour boire une nouvelle du lait.

Que
lques minutes plus tard, les parents se lèvent. Petit déjeuner tranquille et bonne humeur, ma soeur cide de sortir allez voir ses amies l'après midi, et mon père et ma mère partir voir un film. Moi je reste cool, je retourne dans ma chambre et allume mon ordinateur. J'allume MSN, personne, tant pis. J'ouvre ma boite mail, Skyrock, et un forum sur lequel je vais souvent. Quelques clic, puis je me lance sur mon jeu en ligne favoris, Dark Age of Camelot. Je ne sais pas combien de temps j'y suis passé mais je sais que mes parents sont arrivés et que j'étais toujours dessus. Mon père entre quelques minutes plus tard dans ma chambre.

"Ta s½ur n'est pas rentrée ?
-E
uh... nan.
-T
u connais pas le numéro d'une de ses copines ?
-
Ah si tiens, ben j'vais en appeler une, c'est bon."

Mon père quitte ma chambre, et mon portable se met alors à sonner. Je réponds, et au bout du fil je parle à la fille avait qui se trouvait Flo il y a quelques minutes. Elle à l'air apeurée, angoissé, elle ne doit pas aller bien. Elle m'explique rapidement que ma s½ur à eu un problème, elle se met à pleurer et me dit de venir au plus vite devant le collège de ma ur.

Cr
aignant le pire, je prend mon sweat, met mes baskets, dit un ou deux mots à mes parents puis sors à l'extérieur. Je prends d'un pas rapide la direction du collège.



~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Partie 2

Les
voitures, les passants, les oiseaux, les feu rouges, rien à foutre, il est arrivé un truc à maur. D'un pas rapide, je ne prend pas le temps de faire attention à ce qui se passe autour de moi, le collège n'est pas loin, mais il faut que je me dépêche. Je marche, encore et toujours dans la même direction. J'arrive enfin à hauteur de la grille du collège, je me mets à chercher du regard la fille qui m'avait appelé quelques minutes plus t. Rien, je ne la vois pas. Je tourne sur moime, aucune trace d'elle. Je commence à perdre patience. Tout à coup je vois ce qui doit sûrement être un pion sortir par la porte du collège. Il se dirige vers moi.

"Vou
s êtes de la famille de Floriane ?
-
Euh... oui, il--
-Suivez moi.

Sa
ns un mot de plus, je suis la marche silencieuse du surveillant. J'entre dans le collège, et je parcours quelques couloirs. J'arrive dans ce qui semble être à première vue, une infirmerie. Je m'enfonce dans cette nouvelle salle et ne tarde pas à tomber, derrière le surveillant, sur ma s½ur. Le nez qui coule, des marques sur les bras, elle est semble-t-il inconsciente. Je reste perplexe plusieurs minute devant ce spectacle affligeant, puis je me tourne vers le premier adulte que je vois.

"Qui ?
-On n
e sait pas.
-Seule son amie l'a vu.
-Mais
pourquoi elle ?
-
Je...
-Floriane !
-Ne parlez pas si fort, elle a besoin de repos.
-Et j
e dis quoi à mes parents moi ?
-La
vérité.
-Put
ain !

J'y
crois pas, y en parle comme si ma s½ur s'était juste manger dans un escalier. Quelle bande de cons, je me barre en courant, j'ai besoin d'air. Je traverse de nouveau les couloirs, toujours les même, je me sens perdu. Je cours, mais je tourne en rond. Je me met alors à voir flou, je ne distingue plus les contours de mes mains. Pourtant je cours encore, ça y est, je suis sorti, je sens le sol de pierre sous mes pieds, je sens le contact dur de la pierre en pleine face...

J'ai
mal, mon visage me brûle. J'ouvre les yeux, je suis sur le sol. Me rappelant que ma soeur en a pris plein la gueule, je me relève en manquant de retomber, et je cours aussi vite que possible chez moi, il faut que je prévienne mes parents. C'est complètement essoufflé que j'arrive devant ma porte. Je l'ouvre violemment en me pendant à la poignée, j'ai un horrible point de coté. Je capte quelques secondes après les regards interrogateurs de ma mère.

« Ha
aan.... Fiou....hm....
-Tu
essayes de me dire quelque chose ? Mais tu as vu ton visage, tu es couvert de sang ! Qu'est-ce qu'il y a ? !
-F
loriane s'est fait tabasser à son collège.


Réaction qui était facilement prévisible, ma mère lâche ce qu'elle tenait dans sa main, c'est-à-dire une tasse, pour se mettre les mains à la bouche. La tasse se brise, ma mère est horrife.

-
Chéri !

M
on père descend rapidement de l'escalier, alerté par le bruit de la tasse, il a croire que mare s'était blessée.

-Q
uoi ?
-
Ton fils !
-Qu
oi mon fils ?
-E
uh... P'pa, Flo s'est fait mettre sur la tronche au collège.
-C'est pas vrai !
-Ben si...
-Allons y, tout de suite.
-Mais
-On
y va !

C
omme mes parents prennent la voiture, je reste en arrière puisque moi je préfère marcher. Tout en écoutant le léger bruit de mes pas sur le goudron, je regarde la voiture de mes parents s'éloigner. Quelques minutes me suffisent pour arriver ensuite au collège. Je reconnais de nouveau la voiture garée devant. Je me dirige vers la porte mais n'entre pas, je m'adosse contre le mur juste à coté, et j'attends, les mains dans les poches.
Des
pleurs me parviennent alors à l'oreille, et je ne tarde à reconnaître ma mère. Celle-ci sort rapidement en soutenant ma s½ur par les épaules, et mon père qui suit derrière. D'un signe de tête, mon père me demande de les suivres. Je reste pourtant sur place, si ma s½ur s'est fait tabassé, c'est bien pour une raison, non ?
Je
crache l'ongle que je viens de me ronger, mon dos se décolle mur et je quitte l'enceinte du lycée ? Une douleur au visage me prend alors violemment. Avec tus ça, j'avais complètement oublié que je saignait, je m'étais sûrement râpé sur le goudron en me cassant la gueule tout à l'heure. De toute façon je n'ai pas de mouchoirs, alors je suis ben obligé d'ignorer le regard des passants quand je rentre chez moi.

-
Me voila !
-Ben t'a mis l'temps.

Ma s½ur me regarde avec son sac de glaçons sur la face, mais je n'ai pas envie de rire.

-
C'est qui qui t'a fait ça ?
-
Quelqu'un.
-Ouah j'suis épaté j'laurais jamais pensé !
-
...
-C
'est qui ?
-Un mec.
-Et
?
-Y
doit avoir 20 ans.
-Pa
rdon ?!
-Be
n quoi.
-J'p
eux savoir d'où tu traîne avec des mecs de 20 ans toi ?!
-C'es
t pas moi, c'est lui.
-
Et tu le connais ?
-Ou
i...
-
D'où ?
-C'e
st le grand frère à une de mes amies, j'ai fait sa connaissance à l'anniversaire de ma copine.
-B
en putain. Et pourquoi y t'a ms sur la gueule ?
-Je sais pas...
-Comm
ent ça tu sais pas ?!
-Ben j'en sais rien !
-Pff

Je décroise les bras et monte quatre à quatre les marches de l'escalier, je rentre dans ma chambre et me poser sur mon bureau. J'allume mon ordinateur et ouvre MSN. La te ailleurs, je mets 5 minutes à répondre à ma petite copine qui m'attendait...

#-J'suis désolé j'ai pas pu v'nir t'voir aujourd'hui.
#-C'es
t pas grave hein
#-Ma s
½ur s'est fait défoncé la tronche.
#-C'est
grave ?
#
-Par un mec de 20 ans
#
-Ben merde.
#-O
uais...
#Bon j
'te laisse y a ma mère qui m'appelle.
#-OK

#Gros bis
oux je t'aime
#-Mo
i aussi je t'aime, bonne soirée mon c½ur

J
e me met en hors ligne et je me place en haut de l'escalier.

-T
u m'as appelé ? !
-O
n mange !
-
J'arrive.

Je retourne vers ma chambre pour en fermer la porte, et je rejoins mes parents et ma s½ur à table. Ce soir c'est soupe aux légumes. La grande classe, surtout que ma s½ur s'est peut être fait p'té les dents.

-Tu peux encore mâcher ?
-Ta gu
eule.
-
Ton langage ! Rooooh.

L
a soirée se passe dans la plus grande banalité, sauf peut être ma s½ur qui ne va pas bien du tout. Faut que je trouve qui lui a fait ça, et vite.



~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Partie 3


«
Je m'en vais, marcher sur les routes, sous les soleils d'at, histoire de chasser mes doutes.
J
e m'en vais, oublier ma vie, c'est pas qu'elle m'ennuie, juste-- »

J'appuie fort sur le bouton d'arrêt de mon réveil. Les mains sous la te, je pense encore à ma s½ur. Le connard la frappé une fois, mais rien en l'empêche de recommencer. Je me redresse, et jette un coup d'½il par la fenêtre. Peut était-ce lui l'autre nuit, peut être... Je me recouche, me retourne. Faut que je trouve un moyen de la proger... mais comment ?
Mon réveil sonne une seconde fois, 9 minutes ses sont déécoues. Jesactive complètement l'alarme, et je me lève. Je m'habille vite fait et je descends l'escalier. Il est huit heures trente, et je viens de me rendre compte que je me suis planté de jour. Aujourd'hui je n'ai pas cours, et j'ai quand même mis mon réveil... Ça craint. Je m'allonge sur le canapé, et je me rendors presque aussit.

« Mais qu'est-ce tu fous habillé sur le canap' !

La tête dans le cul, je lève la tête. Ma mère se trouve en face de moi, les mains sur les hanches.

« Hooooo...
-
Qu'est-ce qu'y a encore ?
-Ba
h j'me suis levé trop tôt et j'me suis rendormit sur le canap'.
-M'
ouais... »

Ma mère part ensuite dans la cuisine, je me frotte le visage, je suis un peu fatigué, mais bon c'est plus l'heure de dormir. Je sors du canapé, et je rejoins ma mère dans la cuisine. Je m'assied à table, et me sert un verre de lait. Je le bois lentement, prenant le temps de bien me réveiller. Ma s½ur ne tarde pas à arriver. Elle à l'air d'aller mieux, parce qu'elle oublie pas de sortir le pain brioché et le pot de nut'... Je n'attends pas qu'elle commence son festin et je monte dans ma chambre.

Arr
ivé dans cette dernière, je me dirige directement vers la fenêtre, et l'ouvre. Un curant d'air frais pénètre dans la pièce, je ferme la porte. Je fais rapidement mon pour ensuite m'installer dessus. Je tends le bras, attrape mon sac, et en sors un cahier puis ma trousse. Je m'arme d'un stylo et j'entame une nouvelle page blanche. J'écris quelques phrases qui me traversent l'esprit, mais je m'arrête au bout de seulement une à deux minutes. Ma pensée s'oriente encore et toujours sur ma soeur, il faut que je sache qui a fait ça. Je me relève, introduis mon stylo dans une de mes poches arrière, et un calepin de petite taille pris sur mon bureau dans l'autre. Quelques minutes plus tard, je me retrouve devant chez moi. Je finis de fermer ma veste, et c'est d'un pas décidé que je pars vers la découverte et le savoir...

En
fin en gros je marche vingt minutes et j'arrive devant une maison. Je frappe à la porte d'entrée de cette dernière,à ma connaissance habite la meilleure amie de Flo. Des bruits de pas, et on m'ouvre enfin.

« B
onjour.
-Bonjour ! C'est pour quoi ?
-Je voulais savoir si...

M
ince, je ne me souvenais plus de son prénom.

...si votre fille était là ?
-De la part de ?
-D
u fre à Flo, elle comprendra. »

L
a mère laisse la porte entrouverte, je peux donc l'entendre s'éloigner à pas peu silencieux.

«
Marie !

A
h ça y est, je me souviens, elle s'appelle Marie...

-Y a un certain frère à Flo qui te demande !

Une minute de silence où je me suis demandé si Marie se souvenait de qui j'étais.

-
Dis lui que j'arrive !!

La mère revint non longtemps après.

-Elle arrive...
-M
erci Madame.

E
lle repart en marmonnant dans sa barbe. Je me tourne dos à la porte, les mains dans les poches, je lève la tête et regarde le ciel bleu. Une main ne tarda pas à se poser sur mon épaule. Je me retourne, et elle se jette dans mes bras.

-Je suis soe...
-
T'excuse pas, c'pas ta faute.

Son étreinte se fait mieux sentir. Je lui caresse doucement sa brune chevelure, attendant qu'elle prenne l'initiative seule de me lâcher, mais j'ai le temps, alors je patiente en sentant son shampooing à la vanille...

-
Si j'étais directement aller chercher quelqu'un, je
-Ch
ut, ne dis plus rien. Elle va mieux maintenant. Il y a juste le fait que je ne pardonnerai jamais à l'enfoi qui lui a fait ça, c'est pour cette raison qu'il me faut le retrouver. Est-ce que tu pourrais m'aider ?
-Il
vient tous les jours récupérer ce que je pense être sa petite s½ur, si demain tu viens, je pourrais te le montrer.
-
Je viendrais.

J'ai
ensuite passé l'après-midi avec Marie, la prenant dans mes bras chacune des fois où les larmes lui venaient aux yeux. Le soir, je l'ai raccompagnée chez elle, puis je suis directement rentchez moi. Nous avions conclu notre rendez-vous, ce sera demain, devant la grille du collège, à l'heure de sortie... mais il faudra que j'y vienne un peu plus tôt, il ne va pas s'en tirer comme ça...




~~~~~~~~~~~~~~~~~~




# Posté le mardi 20 mai 2008 06:44

Modifié le vendredi 06 juin 2008 14:50

[Orphelin, du jour au lendemain] Partie 4



J'ouvre les yeux, je jette un ½il à mon réveil. Il est 6:29, l'alarme va sonner dans moins d'une minute. Où plutôt, elle ne sonnera pas du tout, puisque je désactive l'alarme et meve tout de suite. J'ai la flemme de prendre une douche ce matin, j'en ai pris une la veille. Je descends directement à la cuisine après avoir enfilé mes vêtements. Je bois comme à ma grande habitude un verre de lait, puis je vais me laver le visage et les dents. Pour cacher mes cheveux, je met un bandana noir sur la tête, puis je sors à l'extérieur. Je marche un peu pour arriver, quelques mètres plus loin, au bus. Jamais il ne part sans tout le monde, sauf en cas de maladie ou quelque chose dans ce style. Faut dire que nous nous entendons super bien avec le chauffeur. Je m'assieds, après avoir salué tout le monde, c'est-à-dire 12 personnes, sur un siège au fond. Mon Mp4 allumé, les écouteurs sur les oreilles, première chanson de ma playlist, « In The End » de Linkin Park. Je regarde le paysage que je commence à connaître défiler. Des arbres, des champs, des chemins, des routes, des prés. Deuxième chanson dans la playlist, « Sonne » de Rammstein. Des arbres, des voitures, des passants, la ville, des trottoirs, des maisons... « Etoiles Filantes » des Cowboys fringants.

Environ une trentaine de minutes après le départ de l'autocar, le bus arrive enfin à destination. La marche lourde et silencieuse, nous sommes Treize à pénétrer dans l'enceinte du lycée. Une matinée tout à fait normale, deux heures de français, une heure de math et une d'anglais. Vint enfin l'heure du déjeuner. Je mange au self, comme tous les jours, avec trois de mes compagnons de classe. Au menu, steak frites, un repas relativement équilibré pour une cantine. La classe, quoi. On termine de manger, et notre modeste groupe de quatre se dirige vers la prochaine salle de cours. Un surveillant accoure vers nous et nous met au courant de la meilleure nouvelle de la journée. Dans un soupir de bonheur, nous apprenons que notre prof de l'après midi est absent, donc, lye terminé pour aujourd'hui. Immédiatement, on prend instinctivement le chemin de l'arrêt de bus en sortant du lycée. Une grande partie de ma classe remplit tout l'autobus, qui se vide petit à petit, au fil des arrêts... Voilà le dernier, c'est là où je descends. Je serre la main du chauffeur et sors du véhicule. Direction, chez moi... Plus tard, installé dans mon salon, je joue à la PS2 tout en surveillant l'heure d'un ½il.

Vie
nt enfin 15:45. J'éteints tout et enfile ma veste. Je sors, encore une fois, et prend de nouveau la direction du collège. Je retrouve devant cette dernière Marie, qui m'attendait, d'un air nerveux.

-
Regarde.

J
e tourne la tête en observant la personne qu'elle me pointe du doigt. C'est lui, grand, légèrement musclé, pas beaucoup plus grand que moi. Une vingtaine d'années tout au plus.

-Arr
ête ! Ludo !

Je n
e l'écoute pas, et c'est d'un pas décidé que je me dirige vers cet homme, ce coupable, cet enfoiré, ce connard...

-Alors comme ça, ça t'amuse de tabasser les gamins ?
-O
n se connaît ?
-Tu
touches encore une gamine—
-Je vois pas de quoi tu parles, casse toi.
-Mo
i je pense plutôt le contraire, espèce d'enflure.
-
T'étais pas là, personne n'a rien vu, alors maintenant barre toi d'là !
-J
e te jure que si tu touche encore ne serait-ce q'un cheveux de ma s½ur, je
-Tu
vas quoi ? Aller chercher ta mère ?

Je
n'arrive plus à me retenir, je lui envois un coup de poing dans le ventre, finalement ça m'aura été utile trois ans de kara. L'EPS aussi d'ailleurs, car je démarre au quart de tours et pars dans une course effrénée, ne lui laissant de temps pour s'en remettre. Bien que j'ai frappé fort, il serait capable de me démonter. Je rentre en courant chez moi, m'enferme dans ma chambre et écoute la musique à fond jusqu'à ce que ma mère vienne ouvrir la porte en gueulant.

-Ouais ça va, c'est bon ! Relax...

J'éteint la musique et jette la télécommande sur mon oreiller, ma mère est dérepartie. Je me pose sur mon fauteuil et allume mon ordinateur, le ventilateur commence à faire du bruit. J'allume l'écran où s'affiche le message « bienvenue » en blanc sur fond noir. Le bureau appart ensuite. Je clique sur l'icône « eMule » et je regarde mes fichiers terminés. Pas beaucoup de chance, je n'ai que trois OST de Bleach sur onze téléchars complètement. Je laisse le logiciel ouvert et je quitte ma chambre, ça va être l'heure de manger.

Un repas tranquille, sauf peut être quelques questions et un peu d'inquiétude, je n'aurais peut être pas du le frapper. Il est tard, tout le monde part se coucher, une nuit agitée et un cauchemar, la mort de ma petite s½ur.
U
n réveil dur, une forte envie de ne pas me lever me prend. Mais je vais dire quoi à mes parents ? De toutes façons ils ne font pas attention quand eux partent, avec de la chance ils ne se rendront compte de rien. Rassuré, je ferme les yeux.





# Posté le mercredi 21 mai 2008 12:46

Modifié le vendredi 06 juin 2008 14:46

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# Posté le mardi 03 juin 2008 07:57