Anaïs est partie...

Anaïs est partie...
J'ouvre les yeux, je tourne la tête du coté de ma fenêtre, le soleil ne m'éclaire pas, pourquoi ? Après quelque seconde de "dé-comatage", je peux apercevoir de mon oreiller, que dehors il fait gris, et une fine pluie tapote sur ma fenêtre. J'ai du oublier de fermer les volets la vieille. Il faisait beau hier, pourquoi donc pleut-il de si bon matin aujourd'hui ? Dans le doute, je regarde mon réveil, il est huit heures trente deux minutes du matin, et ben, c'est bien la première fois que je me réveille si tôt un weekend... Je regarde le ciel, pas de nuages, tout est gris, même pas un tout petit coin de bleu, il va faire mauvais toute la journée. Je me redresse, m'asseyant donc sur ma couette, et je débranche mon portable du chargeur, ce qui fait qu'il s'allume. Je vois sur l'écran externe de mon portable que j'ai reçu un message, je l'ouvre, je lis le sms. C'est une amie a moi qui me demande de me rappeler, le message a été envoyer environ quatre heures plus tôt, et ben. C'est le matin, j'ai la tête dans le cul, il ne fait pas beau, pas vraiment goût à la rappeler, enfin pas tout de suite. Je me dirige vers la porte de ma chambre, et l'ouvre, faut vraiment que je mette un poster dessus... Bref je sors, il fait frais dans le couloir, je me retourne et je vois la pluie qui s'accentue sur le verre des fenêtres à coté de mon lit, que puis-je faire à huit heure et demi du matin, bah, j'ai qu'à aller prendre une douche. Je me dirige vers la salle de bain, une chose est sûr, le chauffage des voisins d'en dessous marche, parce que le sol est chaud. J'ouvre la porte de la salle de bain, il fait chaud à l'intérieur, le lave linge a fini de fonctionner il y a peut être une demi heure laissant de l'humidité et de la chaleur dans l'air. Je retire mon caleçon, et j'entre dans la douche. Je l'allume, mais la ré éteint direct, l'eau est glacée. Je décroche le pommeau d'en haut, je le dirige vers le mur pour régler la température de l'eau.

Je replace le pommeau sur le crochet, l'eau est chaude, ça fait du bien. Je reste immobile, laissant ce liquide de chaleur ruisseler sur mon corps, je pense... a rien, perdu dans des pensées vide, je reste sans rien faire. Tout a coup, je sursaute, malgré que je sois sous l'eau chaude, je suis parcouru d'un frisson, je regarde mon bras, j'ai une très forte chaire de poule, mes poils sont pratiquement perpendiculaires à ma peau. Quelques secondes à observer ce rare phénomène, les poils se rabaissent sous le poids de l'eau. Je relève la tête, me frotte le visage sous la chaleur de la douche, puis je l'arrête. J'ouvre les deux battants, puis sors, complètement trempé. Je regarde mon portable, il est huit heures cinquante-neuf, j'ai passé tant de temps sous la douche que ça ! C'est vraiment bizarre... Je prend une serviette sur le sèche-truc, puis je me frotte le corps, pensif. Je ne sais pas pourquoi mais je sens qu'aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres, il s'est ou il va se passer quelque chose. Une fois sec, je fouille dans le sèche linge, je trouve un caleçon propre, une paire de chaussette propre, mon jean fétiche et un long tee-shirt encore un peu humide, je sors tout ça, c'est un peu froissé, mais bon je fais pas dans la dentelle. Une fois habillé, j'ouvre la porte de la salle de bains, le froid reviens.
Je remarche dans le couloir, et me rend compte que mes cheveux sont encore humides, je vais donc dans la salle de bains de nouveau, pour prendre le sèche cheveux, puis je ressort et le branche dans la cuisine. J'allume la radio et la met assez fort pour l'entendre avec le sèche cheveux. Une chanson anglaise, je ne me concentre pas sur les paroles, je suis juste la mélodie. J'allume le sèche cheveux, et me le passe un peu partout dans les cheveux, au bout d'un moment, je l'arrête. Je regarde mon portable, il est neuf heures dix huit minutes, et ben dis donc, je suis pire qu'une fille. Je range mon portable dans ma poche, me passe une main dans les cheveux, je regarde par la fenêtre de la cuisine, il pleut toujours dehors. Il fait gris, le temps ne s'est pas amélioré depuis mon réveil. Je suis seul dans l'appart, ma s½ur est chez une copine et ma mère a dormi je ne sais où. Que faire, pas le goût d'aller pianoter mon ordi, je prends donc la décision de sortir, par ce mauvais temps ? Ouais, ce n'est pas important ça.

Je prends ma veste dans mon placard, je la mets, puis je mets mes clés dans ma poche droite, dans la gauche il y a mon portable. J'hésite, puis après réflexion, je prends mes oreillettes, et je les branche sur mon portable. Je mets l'oreillette, je ferme ma veste, puis je mets ma musique préférée. "In The End" de Linkin Park... J'ouvre la porte, je sors dehors, décidemment, il fait aussi froid chez moi que dans l'allée, je ferme la porte, je glisse la clé dans la serrure, je tourne, clic, clic, fermé a double tour, je range ma clé dans ma poche, puis je descend l'escalier qui mène a la cour. Une fois arrivée dans celle ci, je me dirige vers le portail, un vieux portail en bois, suffit d'un coup de pied pour l'ouvrir, il finira par tomber un de ces quatre. J'ouvre le portail, je sors, il ne fait pas plus chaud. Je prends donc la route de droite, en longeant le trottoir. In The End est stoppé, je reçois un appel, je débranche mes écouteurs et je décroche donc. C'est une amie du lycée que je connais depuis le collège, elle me dit, avec une voix un peu triste, de la rejoindre au parc, pas le temps de lui demander pourquoi ce ton aussi peu gai, elle raccroche. Comme je n'ai rien de spécial à faire, je me dirige vers le parc. J'aperçois une bande d'élève, je me dis qu'ils doivent fumer un pétard, mais au milieu j'aperçois la fille qui m'a appelé. Je me dirige alors vers le groupe, elle me voit, s'approche de moi, et fond en larmes dans mes bras. Tout les jeunes ici présent ont une tête... d'enterrement. J'ai alors un doute. Je serre donc mon amie contre moi, son étreinte se fait mieux sentir, elle ne va vraiment pas bien. J'interroge un ado du regard, il détourne la tête, pas de réponse. Je n'ose ouvrir la bouche, chaque parole peut être blessante, mais blessante pour quoi ? Je sens qu'il s'est passé un truc.

Mon amie arrête de pleurer, elle passe dans les bras d'une copine a elle, je ne vais pas l'interroger, elle n'a pas l'air en état. "Ludo». Je me retourne, pour tomber nez a nez avec une autre fille, celle ci est plus discrète, mystérieuse. "Suis moi". Je m'exécute, nous nous éloignons du groupe, pour marcher un peu plus loin dans le parc. Elle me dit qu'il s'est passé quelque chose, mais il faut que je sois vraiment prêt à l'entendre. Je commence à perdre patience, que se passe-t-il a la fin. Alors elle me regarde dans les yeux, de ces yeux où l'on peut voir toute la tristesse du monde.

"Ludo, on a appris ce matin...
-Qu'est-ce qu'il y a, vas-y je t'écoute.
-Ce matin, la mère d'Anaïs m'a appelé, moi et les autres.
-Et ?...
-Elle nous a annoncés que sa fille était décédé dans un accident de voitures.

Ce fut le choc, je ne pouvais pas la croire, ce n'était pas possible, mes ses yeux ne mentait pas, ce qu'elle venait de me dire était bel et bien vrai. Non, pourquoi, non ce n'est pas possible, oui...

"Ce n'est pas possible !
-écoute Ludo, je te le jure, je suis désolé, vraiment.

J'ai envie de me tuer, j'ai envie de me laisser tomber, j'ai envie d'en finir, non, ça aurait pu être n'importe qui, pourquoi elle...

"Mais pourquoi elle !! C'est pas vrai !! c'est pas vrai !!
-Ludo calme toi, je t'en prie...

Je ne peut pas, non, c'est pas possible, je sens alors un frisson, dans tout le corps, le visage de mon amie se brouille, je vois alors le ciel, je me sens basculer, que m'arrive-t-il ? Je ne sens même pas le choc dur du sol sur mon dos, alors c'est cela, "tomber dans les pommes"... Ma vue est floue a présent, je vois des visages au dessus de moi, mais impossible d'en reconnaître un seul, qu'est-ce qui m'arrive... C'est alors que tout est noir. Le silence, je suis dans le noir, debout, dans le noir. J'entend au loin, très loin, des bruit de voix, je reconnais alors celle de ma mère.

"Maman !"

Rien, ma voix résonne dans le vide, je suis dans le vide. Il n'y a pas de sol, pas de lumière, que se passe-t-il, où suis-je ? C'est alors qu'une vague blanche m'arrive dessus, j'ai peur, j'ai très peur. Je vois alors des visages, ma mère, les larmes aux yeux, mais qu'est-ce qu'il y a !! Mon père aussi, mais c'est pas possible, j'ai peur, il se passe un truc. Tout est blanc, je suis dans un couloir, le plafond défile à grande vitesse, je suis secoué, où suis-je ?

*A l'hôpital*

une voix dans ma tête viens de m'annoncer ce fait. Mais pourquoi serais-je à l'hôpital, j'allais très bien il y a... je ne sais combien de temps.

"Anaïs est morte"

La voix viens de me répéter cette phrase fatale, je me souviens, mon amie qui pleure, ma copine qui m'annonce que ma petite amie est morte dans un accident de voitures, le ciel, des visages puis... l'hôpital. Combien de temps s'est écoulé depuis que j'ai quitté le parc? Je me le demande. J'ouvre les yeux, et là, je vois, je suis dans une salle d'hôpital. Personne autour, mais où sont les autres. Je regarde a droite, a gauche, personne. Je me redresse, quelque chose tire mon sur mon bras, j'ai une transfusion.

*Mais je n'ai rien*

J'ai horreur des piqûres, je l'enlève alors délicatement, et le pose sur ce lit blanc. Je trouve mes habits dans le placard à coté, j'enlève la chemise bleue habituelle, puis je me rhabille, j'ai soudain un vertige, je m'accroche à la rambarde du lit, j'attends quelques secondes, ça passe. Je sors alors dans le couloir, il y a de l'agitation, tant mieux, personne ne me verra partir. Je mets les mains dans les poches, et je rentre dans l'ascenseur au fond du couloir, direction, rez-de-chaussée. Je sors de l'ascenseur, le "ding" me réveille un peu, je suis fatigué. Je sors de l'hôpital, et je croise alors... Mon amie qui m'a annoncé la nouvelle, son visage me rappelle alors ces paroles troublantes, je pose ma main sur son épaule, elle se retourne, me regarde, je sens mes jambes me lâcher, elle s'accroche à moi, ne me laissant tomber. Elle crie de l'aidez à une bande de filles a coté, j'arrive à tenir debout, mais je ne fais que suivre la marche silencieuses de ces demoiselle. Il y a deux bancs sur une plateforme d'herbe, elles me font asseoir sur l'un d'eux, puis deux filles s'asseyent à ma gauche et à ma droite. Les autres en face de moi. Je reprend mes esprits, je leurs demande alors :

"Alors c'est vrai, elle est vraiment... morte ?
- Oui, me répond la première fille a ma gauche,
-On est vraiment désolé... dit une du banc d'en face.

J'éclate alors en sanglots, j'ai beau avoir une dignité, c'est trop, j'ai perdu la fille qui comptait le plus pour moi, l'être qui m'était le plus cher au monde, et elle est partie. Je pleure, toute les larmes que j'ai retenu jusqu'à maintenant sortent a présent, je n'en peu plus, pourquoi elle,

"Pourquoi ?"

Les filles se rapprochent, la seule que je connais me prend dans ses bras, je la serre contre moi, aussi fort que j'aurais serré Anaïs contre moi, j'avais l'habitude de le faire, et je sentais parfois le rythme de son c½ur, avec le souffle de sa respiration dans le cou... Je pleure, il le faut, j'évacue, c'est trop dur. Je ferme les yeux, je la vois, si belle, si gentille, nous étions ensemble depuis plus d'un an, et elle m'a quitté, sans le vouloir, elle m'a laissé seul, complètement seul dans ce monde dangereux...

Je me relève alors, toujours mon amie dans les bras, je regarde au loin, il ne pleut plus, mais une légère brise vient faire voleter mes cheveux, si Anaïs avait été présente, sa longue chevelure serait venue me caresser le visage, elle aurait rit, je l'aurais embrassée, je l'aime... Mon amie me lâche alors, s'écarte de quelques pas, me sourit, je demande alors que :

"j'aimerais être seul"

Elle comprend bien sur, et elle part avec les autres filles, en silence. Je regarde le ciel gris, une pluie fine revient alors. Ça m'est égal, rien de pire ne peut m'arriver maintenant, je n'ai plus rien à faire dans ce monde... c'est horrible, c'est la fin, ma seule raison de vivre est morte, que pourrait-il bien me rester à faire. Je ferme les yeux, et je la vois, elle me parle.

"Il ne faut pas que tu baisse les bras."

J'essaie de m'approcher d'elle, mais je marche dans le vide, elle ne bouge pas.

-pourquoi, Anaïs, pourquoi ?
-Je me trouvai au mauvais endroit au mauvais moment, c'est comme ça.
-Mais tu ne peux pas, pas maintenant, tu ne peux pas me laisser seul !
-Je sais.
-Tu ne sais rien !
-Ludo, je t'aimais, et je t'aime toujours.
-Mais moi aussi je t'aime !

Je la vois sourire.

"Pourquoi est-ce que tu m'a abandonné, je suis seul maintenant...
-Je ne t'ai pas abandonné, sache que je serais toujours près de toi, je serait toujours là.

Elle se pose une main sur le c½ur, le regard triste. Elle est belle, elle le rester éternellement.

"Mais...
-Tu veux venir avec moi ?
'Bien sur que je le voudrais !

Je ré-essaie de m'approcher d'elle, heureux, j'arrive a la prendre dans mes bras.

"Je t'aime
-Je t'aime aussi.
-Tu n'as qu'à me suivre ?
-Comment puis-je faire, tu est... morte.
-Mais tu peu quand même venir, suis moi.

Elle me prend la main, et cours, dans le noir. Je la suis, je sens le vent sur mon visage, je sens une pente, elle descend, je la suis, dans le noir. Elle se retourne, de temps a autres, et me sourit. Elle est si belle. J'entends des bruits, mais trop loin pour que je puisse les comprendre. Aucune importance, je suis avec elle, c'est tout ce qui compte. Elle se retourne, recule de quelques pas, elle tend sa main vers moi.

"Si tu veux venir, prend ma main."

Je ne sais pas pourquoi, elle me parait étrange tout d'un coup, son visage est pâle, elle a changée ? Mais j'ai envie de la prendre de nouveau dans mes bras, lentement, je marche vers elle le bras tendu. Alors que je m'apprêtai à prendre sa main dans la mienne, elle s'élève, et ricane, j'ai alors peur, que me veut-elle. Le noir alors disparaît, je me retrouve dans la réalité ? J'entends un klaxon, je me retourne, une voiture, oui une voiture. C'est une voiture qui m'arrive dessus, et je reste là a ne rien faire, elle se rapproche, lentement, je la regarde, épouvanté, ne pouvant rien faire, elle se rapproche, inexorablement, elle va me toucher. C'est alors que je sens le choc, en une fraction de seconde, je perd connaissance, je me sens projeté au dessus du sol, le choc dur du sol, des cris, des freins, des pas, des bruit, des voix, des cris, des bruits, de plus en plus de bruits, puis... plus rien... J'ouvre les yeux, j'entends le "tut... tut... tut.... tut" incessant de la machine qui se trouve quelque part près de moi. Je reconnais cette odeur sans odeur, cette odeur d'hôpital.

Je n'ouvre pas les yeux, je sais parfaitement ce qu'il s'est passé. J'entends les voix près de moi, cela me berce un peu, c'est comme des ronronnements... Mais j'entends alors de l'agitation, des cris, des bruit de personne qui cours, j'entends derrière ce vacarme, la machine, "tut... tut... tuuuuuuuuuuuu-"
Je me sens tomber, tomber, continuellement. J'entends des voix, la voix de... d'Anaïs.

"Pourquoi te bat-tu, tu ne voulais donc pas me rejoindre ?
Nous pourrions être ensemble pour l'éternité, ce n'est pas ce que tu désirais.
-Mais, ma famille ?
-Je suis ta famille, Ludovic.

Jamais elle ne m'avais appelé par mon prénom en entier, ce n'était pas elle.

"Qui est-tu ?
-Tu ne le sais donc pas ?
-Je ne te poserais pas la question dans ce cas.
-Je suis la mort, Ludovic.

Tout cela expliquait tout, c'était simple maintenant.

"Que me veut-tu ?
-Selon toi ?
-Que veux-tu dire ?
-Je suis la mort, la seule chose que personne ne peut avoir, tu ne voudrais pas de moi comme amie ?
-Je ne sais pas...


"Ludo, non !

Cette fois là c'était Anaïs.

"Ludo, ne l'écoute pas, tu a ta famille qui a besoin de toi !
-Ludovic, écoute moi, il faut que tu viennes.
-Ludo, s'il te plait !

Je sentais quelque chose m'attirer vers elle, je marchai vers cette force, la main en avant.

"Ludo, stop !
-Je t'ai dit de venir !
-Ludo, ne l'écoute pas, bat toi !

Je n'avais pas envie de me battre, je n'avais plus aucune raison de m'accrocher à cette vie que je n'avais jamais demandée.

"Oui, c'est bien Ludovic, continue.

- Ludo, si tu m'aimes vraiment, ne fais pas ça, tu peux rendre des filles heureuses encore, je ne suis pas la seule !

-Ludovic, que fais-tu !!

Bien sur que j'aimais Anaïs, mais elle est la seule fille que je n'aurais jamais rendu heureuse.

-Ludo, fais le pour moi, je t'en prie.

-Ludovic, non !!

Anaïs avait raison, je ne pouvais peut être jamais plus la voir, mais elle est et restera à jamais dans mon c½ur, jamais je ne l'oublierai. Je ne peux pas abandonner ma famille, ils ne seront plus rien sans moi. Je ne peu pas abandonner ma meilleure amie, que va-t-elle penser de moi si je pars. Je ne peux pas laisser tous mes potes non plus.

-Oui, Ludo.

Je sentis alors une douleur immense sur le torse, c'est ainsi que j'ai découvert, les "électrochocs". Une décharge, deux, trois, des cris reviennent, des bruits, j'entends de nouveau un brouhaha incompréhensible. Une autre décharge, j'ouvre les yeux, j'entends de nouveau cette machine, "-uuuuuuuuuuu-... tut... tut... tut" Je suis revenue ça y est, je vois mes parents, je les vois mais ne peux rien dire, je suis paralysée. Je vois mon père et ma mère, les larmes aux yeux, ma s½ur n'est pas là, je vois les infirmiers, heureux, est-ce eux qui m'ont sauvé ? Je cligne des yeux, je la revois alors, Anaïs.

"Voila, t'a fait ce qu'il fallait.

Elle me sourit.

Je t'aime Ludo, tu sais.
-Moi aussi je t'aime.
-Et bien, Adieu
-Quoi !

Je la vois alors, lentement, disparaître dans l'ombre du noir.

"Anaïs, Attend !! Tu ne peux pas me laisser maintenant !!

Je me rend compte que j'ai retrouvé l'usage de la paroles, car cette phrase je l'ai bel et bien dites. Les personnes ici présentes me regardent avec stupeur, puis soulagement, je suis vivant. Je referme les yeux avec force, je les re-ouvres, les re-ferme, rien n'y fait, elle est partie pour de bon. Je dois affronter la dure réalité de la vie, elle est morte, c'est ainsi, je vais devoir endurer ça tous les jours, jusqu'à mon dernier souffle. Mais je ne mourrais pas aujourd'hui, il me reste des choses a faire sur cette terre.
*Anaïs, je te remercie, vraiment, et je t'aime, mais ça tu le sais déjà, Adieu.*
Je crus alors la voir au fond de la salle, le visage souriant, j'allais ouvrir la bouche, mais c'était inutile, son regard disais tout, jamais elle ne m'oublierai, elle quitta alors la pièce, et disparut.



Jamais je ne l'ai revu, tout du moins pas avant la nuit dernière, mais ça, c'est autre chose.


Anaïs est partie...,Droles d'histoires, juin 2003




Pour Anaïs, une fille super que je n'oublierai jamais <3



By Deatharte

# Posté le samedi 15 décembre 2007 16:46

Modifié le samedi 19 avril 2008 10:22

Désillusion

Assis au bord de ma fenêtre,
O
ù la nuit demeure fière.
J
e sanglote de tout mon être,
Pour enlever ma tristesse si amère.

Je ne cesse à présent, de haïr ma vie,
Q
ui se dissout au fil du temps.
J
e n'apprécie plus le monde et les envies,
D
e mes jours en ce moment.

Mes rêves, les croyances ont disparus,
Mais aussi ce bonheur perdu.
M
es souffrances, mes douleurs sont apparues,
C'est mieux comme ça mais j'en peu plus.

M
e débattre ne servirait à rien,
D
ans ma situation irréversible.
J'ai désormais perdu le lien,
Qui me rendait invincible.

P
roje vers le gouffre du sespoir,
Par les crimes de ma passion.
Battu profondément dans le noir,
Pa
r la peur de la raison.

Je
me sens abandonné et délaissé,
Par mes proches et mes amis.
J
'espère enfin me relever,
De l'amour aveugle qutait ma vie.

J
'essaye d'éveiller mon c½ur,
M
ais il reste dur et froid comme la pierre.
J
'essaye de trouver un peu de bonheur,
Mais je ne crois pas qu'il soit sur Terre.

Le noir de la mort qui chaque jour me hante,
S'éprend de moi jusqu l'extase.
Le rouge de mes meurtres dévale en pente,
Sur ces mots qui se terminent en cette phrase.

Ai
nsi finira ma bien triste vie,
R
ongé par le crime de mes envies,
V
oila aujourd'hui c'est bel et bien fini,
C
e n'est pas à vous que je dirais merci.


Poème By Deatharte

# Posté le mardi 18 décembre 2007 12:12

Modifié le samedi 19 avril 2008 10:44

La première fois

Inconnu(e) -"Ludo"

J'
entends mon nom, c'est bizarre quand même, il semblerai que je sois en train de dormir pourtant, c'est peut être un rêve.

Inconnu(
e) -"Ludo."

Ah je la
vois, c'est la jeune fille là bas, elle me fait coucou, est-ce elle qui m'appelle, il est beau ce rêve.

Incon
nu(e) -"LudO."

Tiens
cette voix me dit quelque chose, mais attend, je dors chez qui moi ?

Inconnu(e) -"Ludo
!!!
Ludo (moi) -Aaaah
!!

Ça y est, je me
suis réveillé, et à coté je vois... une amie à moi.

Fille-"Ah ben
t'a mis l'temps"

Je
me frotte les yeux, il fait plutôt chaud, la lumière qui m'aveugle ne vient pourtant pas de l'extérieur, il semblerai qu'il fasse encore nuit. Encore nuit !! Mais elle est malade, mais ma vue est floue, je vois pas encore qui c'est exactement, j'ai fait quoi hier... euh... ah !

Ludo
-"Jess ?
Jess -Ah ben
t'est pas mort c'est déjà ça.
Ludo -Désolé
, dit, on est où là ?
Jess -Ben là tu est dans mon lit avec mon string dans la main.
Lud
o -Hein !!??!!
Jess -N
on je déconne *rire* enfin tu est quand même dans mon lit.
Ludo -
Euh dit, j'ai rien fait que je pourrai regretter ?
Jess -Ah ah, ça
je te le dirais plus tard"

Elle a sourit
du coin de la lèvres en me disant ça, je ne me souviens pas de ma nuit, ni de ma soirée de la veille, mais c'était pas grave au final. Son sourire, il est vraiment beau, elle a des lèvres superbes pour tout dire. Au dessus de cet arc de cercle envoûtant, il y a son nez, un petit nez qui fait tout son charme, au dessus, encore, ses yeux, vert, c'est rare, oui, mais c'est absolument magnifique. Avec ces taches de rousseur sur le nez et sur les joues, elle est craquante, là sur le moment. C'est dingue je ne l'avais jamais vraiment remarqué avant, c'est vrai qu'elle est pas mal. Je regarde mon torse, mes petits tétons me font marrer, c'est vrai que je n'ai pas un torse d'athlète, ça doit être ça. En tout cas je suis bel et bien dans son lit, j'espère que je n'ai pas fait de connerie.

Jess -Dit, tu veu
x faire quoi là ?
Ludo
-Ca dépend de l'heure qu'il est...
Jess -E
uh... 5 heures 32
Ludo
-Quoi ?!?
Jess -euh.
.. ben ouais *hum*
Ludo
-Tu me réveille à cette heure ?!
Jess -Bah
j'arrive pas à dormir je m'ennuie moi, et le truc qui tue c'est que j'ai un gars qui dort a coté de moi, alors s'ennuyer, c'est vraiment pas normal dans ce cas.
Ludo -Tu veux
en venir où ?...
Jess
-Nulle part t'inquiète *rire*

E
lle à encore ce sourire magnifique. Elle se secoue un peu en riant, je viens de remarquer qu'elle était en... tenue de nuit, on va dire. Un boxer qui fait ressortir ses formes, et ses fines hanches, et un débardeur, qui je l'avoue, ne me laisse pas indifférent... Heureusement que je suis sous là couette, je serais vachement embarrassé dans un cas contraire. Je m'étire, je baille, quand même, je me demande bien pourquoi elle m'a réveillé. Je regarde dehors, je vois des arbres, nous somme au deuxième étage. Ses parents ne sont pas là, ils ont laissé la garde de la maison à Jess, mais bon je ne crois pas qu'ils savent que leur gentille petite fille a invité un garçon chez elle. Elle ne crains rien, j'aimerais pouvoir leur dire, ha ha, ça me fait bien rire, c'est vraiment un cas cette Jess. Je suis tiré de mes pensé, je viens de me prend un joli coup d'oreiller en plein milieu de la figure, elle veut jouer.
Je la regar
de, elle sourit, sautant sur le lit, je me redresse, je prend mon oreiller, et lui envoi dans le ventre, riposte magnifique sur le derrière, on éclate de rire. La bataille continue quelques minutes, puis on s'écroule sur le lit, un peu fatigué, ça fait du bien. Je sais que normalement je n'aurais pas dû dormir dans son lit, elle a du insisté, je me ne me souviens pas.
Elle pose alors sa tête sur mon torse. Je rougis, mais elle est plus bas alors elle ne le voit pas. Je me rend compte alors que je suis en boxer, ohlala, vite, je remonte un peu la couette. Je ne tiens pas à ce qu'elle voie qu'elle me fait un léger effet.

Jess
-Dit Ludo...
Ludo -Oua
is ?
Jess -Tu l'as déj
à fait ?

Je savais tr
ès bien de quoi elle voulait parler, mais ce sujet, je n'avais pas vraiment eu l'occasion d'en parler avec certains de mes proches, ça me gênait un peu, mais je connaissais Jess depuis longtemps, peut être pouvais-je me laisser aller un peu cette fois. Je tins quand même à jouer celui qui ne comprenait pas.

Ludo -Non désolé,
je n'ai jamais tué personne.
Jess -*rire* I
diot.

Elle m'avait di
t ça en me regardant dans les yeux, un magnifique sourire aux lèvres, rohlala, faut que j'arrête.

Jess -Non
arrête de déconner, tu l'as déjà fait ?
Ludo
-Tu veux tout savoir ?
Jess -Ouais
Ludo -J'
en sais rien.
Jess -T
u te fous de moi ?
Lud
o -Oui *rire* "

Elle
se met à rire aussi, mais je ne pourrai fuir longtemps, il va falloir qu'on en parle, elle à l'air de vouloir en discuter, je ne peux pas lui refuser ça.

Ludo"Non sérieusement, je ne l'ai pas encore fait.
Jess -pas encor
e ? Tu prévois ça pour quand ? *rire*
Ludo -
Euh, je sais pas, je pense pas que ce soit vraiment prévisible.
Je
ss -*rire* si tu le dit.
Ludo -Je peux te re
tourner la question ?
Jess -et bien, non, je suis vierge ! *rire*
Ludo -*rire*

Elle ava
it dit ça tout naturellement, ne semblant exprimer aucune gène, je n'avais donc aucune raison de m'inquiéter, je pouvais enfin parler librement avec quelqu'un qui me comprenait.
Elle reposa sa tête s
ur mon torse, je rougis un peu de nouveau. Je regarde dehors, le soleil ne s'est pas encore levé. La chambre de Jess est assez grande, je vois en face l'armoire gigantesque où elle range tous ces vêtements, ça doit être plein à craquer. A gauche je vois la salle de bain, et oui, y a une salle de bain pour Jess. A droit au fond je vois la porte de sa chambre, sur le sol sont éparpillé diverses choses, il y a aussi un bureau avec un ordinateur. Je vois aussi le matelas avec la couette intact, l'endroit où j'aurais normalement du dormir. Je sens quelque chose de chaud sur mon ventre, je suis complètement rouge. Elle vient de poser sa main devant sa tête, c'est à dire en dessous de ma poitrine. C'est une amie, c'est une amie, je me répète cette phrase plusieurs fois, je ne veux pas me faire des idées.

Ludo
-Euh... ça va je te gène pas ? *rire*
Jess -N
on non, ça va merci.

C'est alors que cette fois je ne doute plus, elle se met me caresser le ventre, je n'en peu plus, je la repousse sur le coté.

Jess
-J'ai fait quelque chose qui fallait pas ?
L
udo -écoute t'est une fille bien mais je peu pas.
Jess -*rire* mai
s c'est pas ça, c'est juste que tu avais le ventre tout doux, c'est tout. *rire*

Là je
me suis sentit embarrassé, je n'aurais pas du la repousser comme ça. Et puis elle avait sans doute raison, elle voulait juste toucher mon ventre, elle a rien fait de mal.

-Jess
-Enfin si, t'est méchant !"

Je savais qu'e
lle disait ça ironiquement, elle s'est forcer à faire la moue, elle était mignonne à croquer. Je savais ce qu'elle voulait, je l'ai alors tendu les bras, et elle s'est collé contre moi.

Jess -en vo
ila, je vais pas te manger tu sais *rire*
Lu
do -Je sais, je m'excuse, j'ai eu une réaction inattendue.
Jess -
Je t'en veux pas ça arrive *rire*
Ludo -Je s
uis content *rire* "

J
e ne savais pas quoi penser, un coup je pensais savoir ce qu'elle voulait, un coup je ne suis plus sûr, rahalala je comprendrais jamais les filles décidemment. Je voyais, derrière, dans la glace de son armoire, je ne voyais tout les deux, enlacés. Ainsi je remarquai aussi que Jess se collait quand même un peu bizarrement à moi. J'ai bloqué quelques secondes sur les fleurs de son boxer, j'étais un peu dans la lune.
Elle en a profité pour se rapprocher encore un peu, puis se coller complètement sur mon torse. Je me suis vu dans la glace virée au rouge vif, je sentais sa poitrine contre moi, c'était une sensation bizarre, c'était nouveau. Elle recula alors un peu, pour placer son visage en face du mien j'avais mes lèvres tout près des siennes, je savais à quoi m'attendre. Le regard plongé dans le sien, elle m'a embrassé. J'ai senti sa langue contre mes lèvres, je les ai alors ouvertes. Ses lèvres avaient un petit goût sucré, c'était bon. Je sentais nos langues s'entrelacer. J'avais bien sur déjà embrassé une fille, mais jamais je n'avais eu cette sensation là. C'est alors que j'ai tenté, j'ai glissé une main sur son postérieur, attentif à un refus, mais rien, elle continuait à m'embrasser. Elle s'arrête alors pour respirer un bon coup, puis elle s'appuya contre moi, me forçant à me recoucher, elle avait maintenant la tête sur mon torse, mais différemment d'auparavant, elle était à moitié sur mon corps a présent.

Jess -Ludo, est-ce qu
e je te plait ?
Ludo -
Euh, non.
Jess -tu te
fous encore de moi !
L
udo -*rire*

Je l'ai r
emontée un peu, et je l'ai de nouveau embrassé, mais même si je l'embrassai, je sentais une autre envie, un autre désir. Quelque chose d'inconnu, quelque chose de nouveau.

Jes
s -Ludo, est-ce que tu m'aimes ?
Ludo -Bien
sur.

Les filles et le
s questions pas très intelligentes, ça sera toujours comme ça, mais ça fait quand même sourire.

-Jess -Ludo...

Ludo -Qu'est ce qu'il
y a encore ? *rire*
J
ess -Je te veux.

J'av
ais compris, mais sur le coup, je ne pensais pas que cela puisse être possible.

Ludo -P
ardon ?
Jess -Je... j'
ai envie de toi...
Jes
s -...
Ludo -Jess ?
Je
ss -oui ?
Ludo -Moi au
ssi.


C'est alors qu'
elle sourit, encore plus qu'avant, elle était encore plus belle. Je l'embrassa, elle guida alors mes mains sur ses fesses, je découvris enfin cette nouvelle envie qui m'était apparue: Le désir.
[...]

La première fois, Drôles d'histoires, janvier 2006


By Deatharte

# Posté le jeudi 20 décembre 2007 13:10

Modifié le vendredi 02 janvier 2009 17:23

A quoi bon ?

A quoi bon ?



Encore une fois, encore un matin, encore une journée... mon réveil sonne, il est 6h30. Je me lève, enfile une paire de chaussette, mon jean, et met un tee-shirt pris dans mon placard. Je me dirige vers la salle de bain, j'allume et me dirige vers le miroir. je me regarde dans celui-ci en me passant une main dans les cheveux. Je fixe le reflet des mes yeux vides... A quoi bon ? A quoi bon se lever une fois de plus, pour refaire une journée identique à celle de la semaine dernière, et celle d'avant, et encore celle d'avant ?

L'envie d'aller me recoucher se fait sentir, mais je me dirige quand même
, après avoir quitté et éteind la salle de bains, vers la cuisine. J'enclenche l'interrupteur et me pose sur une chaise. Je regarde dehors, le soleil s'est levé il y a peu, le ciel est tout gris, il ne va pas faire beau. A quoi bon ? A quoi bon refaire un trajet fait il y a déja tant de fois, pour voir un ciel gris et des gens pressés qui ne regarde que leur pieds, a quoi bon sortir dehors pour voir toutes ces voitures, pour entrer de nouveau dans ce lycée pour passer sa journée assis sur une putain de chaise ?

J'ouvre le placard au dessus de l'évier
, prend une tasse, me dirige vers le frigo, sors la bouteille de lait et en remplit le récipient. Je me repose sur ma chaise et bois lentement le breuvage, ce matin je n'ai pas faim... une fois le lait terminé, je me dirige vers ma chambre, fait rapidement mon lit et ouvre mes volets. Je met deux trois trucs dans mon sac, lassé, et enfile mon sweat. Je récupère mes baskets dans l'entrée et y installe mes pieds. Je vérifie que mes clés sont dans ma poche, et je sors. Je descend l'escalier après avoir refermé la porte d'entrée, je passe par le porche, j'ouvre le portail et sors dans la rue. Je marche, sans goût à rien, me demandant bien pourquoi je me suis levé. A quoi bon refaire tant de fois la même chose alors qu'il y a tant de chose à découvrir ? A quoi bon perdre son temps pour des bêtises qui pour la plupart ne sont pas utiles pour la survie de l'humanité ? A quoi bon ?

Je marche fatigué sur le trottoir, me di
rige vers le passage piéton, et commence à traverser la rue...
Une
voiture qui arrive trop vite, la fatigue m'empêchant de bouger, un conducteur insouciant... Oui, l'engin me percute et envoi valser mon corps maintenant sans vie quelques mètres plus loin. Des gens s'approchent, et regardent terrifié l'adolescent inerte gisant sur le sol, oui, je suis mort.



Et si cela était arrivé ? ! J'en ai marre de devoirs faire tout les jours la même chose, il faut aller
à l'école, certes, et alors ? Pourquoi passer pratiquement les 15 premières années de ma vie le cul posé sur une foutue chaise toute la journée ? Je voudrais pourvoir profiter de chaque chose, ici et maintenant, ailleurs et demain... avoir de vrais amis ! mais non, non... non...



Mais non, il faut se fondre dans le moule, faire comme tout le monde, tout le temps, partout !

Mais pourquoi ?


Un jour il sera trop tard, et ce jour arrivera bien trop vite...




# Posté le jeudi 28 février 2008 19:19

Modifié le mercredi 05 mars 2008 07:05

Un ancien amour perdu

Un ancien amour perdu






Te souviens-tu, par cette nuit d'été,
C
e que tu m'as dit, tapie dans l'obscurité,
Ce que tu m'as pris, dans ton coin bien cachée,
Ce que j'ai souffert, ce que j'ai pleuré.

Des mots blessants, tu m'a adressé,

Des mots tristes, tu m'a lancé,

Un c½ur bles, tu m'a volé,

Une volon de vivre, tu m'a écrasé.


Des excuses, j'ai tenté de te résonner,

M
ais rien n'y eut fait, tu m'a abandonné,

Seul, seul dans ton obscurité,

Perdu, perdu a jamais...

T
e souviens-tu, par cette nuit d'été,
Ce que tu m'as dit, tapie dans l'obscurité,
Ce que tu m'as pris, dans ton coin bien cachée,
Ce que j'ai souffert, ce que j'ai pleuré.

Des mes dernières forces, je me suis échappé,

Mais aujourd'hui reste un vide incomblé,

J
e ne cesse continuellement de te chercher,

Tu me manques tellement, où est-tu allée ?


M
ais peut être devrais-je m'arrêter,

Je ne te trouverais sans doutes pas,

Fatigué, lassé, désespéré,

De mes souvenirs du c½ur qui battait pour toi.

Te souviens-tu, par cette nuit d'é,
Ce que tu m'as dit, tapie dans l'obscurité,
Ce que tu m'as pris, dans ton coin bien cace,
Ce que j'ai souffert, ce que j'ai pleuré.


M
ais aujourd'hui, aps tant d'années,

J'arrive à ne plus y penser,

Aujourd'hui, oui, ça y est,

J'arrive enfin à t'oublier...




By Deatharte





# Posté le mardi 04 mars 2008 09:05

Modifié le lundi 21 avril 2008 21:33