J'ouvre les yeux, je tourne la tête du coté de ma fenêtre, le soleil ne m'éclaire pas, pourquoi ? Après quelque seconde de "dé-comatage", je peux apercevoir de mon oreiller, que dehors il fait gris, et une fine pluie tapote sur ma fenêtre. J'ai du oublier de fermer les volets la vieille. Il faisait beau hier, pourquoi donc pleut-il de si bon matin aujourd'hui ? Dans le doute, je regarde mon réveil, il est huit heures trente deux minutes du matin, et ben, c'est bien la première fois que je me réveille si tôt un weekend... Je regarde le ciel, pas de nuages, tout est gris, même pas un tout petit coin de bleu, il va faire mauvais toute la journée. Je me redresse, m'asseyant donc sur ma couette, et je débranche mon portable du chargeur, ce qui fait qu'il s'allume. Je vois sur l'écran externe de mon portable que j'ai reçu un message, je l'ouvre, je lis le sms. C'est une amie a moi qui me demande de me rappeler, le message a été envoyer environ quatre heures plus tôt, et ben. C'est le matin, j'ai la tête dans le cul, il ne fait pas beau, pas vraiment goût à la rappeler, enfin pas tout de suite. Je me dirige vers la porte de ma chambre, et l'ouvre, faut vraiment que je mette un poster dessus... Bref je sors, il fait frais dans le couloir, je me retourne et je vois la pluie qui s'accentue sur le verre des fenêtres à coté de mon lit, que puis-je faire à huit heure et demi du matin, bah, j'ai qu'à aller prendre une douche. Je me dirige vers la salle de bain, une chose est sûr, le chauffage des voisins d'en dessous marche, parce que le sol est chaud. J'ouvre la porte de la salle de bain, il fait chaud à l'intérieur, le lave linge a fini de fonctionner il y a peut être une demi heure laissant de l'humidité et de la chaleur dans l'air. Je retire mon caleçon, et j'entre dans la douche. Je l'allume, mais la ré éteint direct, l'eau est glacée. Je décroche le pommeau d'en haut, je le dirige vers le mur pour régler la température de l'eau.
Je replace le pommeau sur le crochet, l'eau est chaude, ça fait du bien. Je reste immobile, laissant ce liquide de chaleur ruisseler sur mon corps, je pense... a rien, perdu dans des pensées vide, je reste sans rien faire. Tout a coup, je sursaute, malgré que je sois sous l'eau chaude, je suis parcouru d'un frisson, je regarde mon bras, j'ai une très forte chaire de poule, mes poils sont pratiquement perpendiculaires à ma peau. Quelques secondes à observer ce rare phénomène, les poils se rabaissent sous le poids de l'eau. Je relève la tête, me frotte le visage sous la chaleur de la douche, puis je l'arrête. J'ouvre les deux battants, puis sors, complètement trempé. Je regarde mon portable, il est huit heures cinquante-neuf, j'ai passé tant de temps sous la douche que ça ! C'est vraiment bizarre... Je prend une serviette sur le sèche-truc, puis je me frotte le corps, pensif. Je ne sais pas pourquoi mais je sens qu'aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres, il s'est ou il va se passer quelque chose. Une fois sec, je fouille dans le sèche linge, je trouve un caleçon propre, une paire de chaussette propre, mon jean fétiche et un long tee-shirt encore un peu humide, je sors tout ça, c'est un peu froissé, mais bon je fais pas dans la dentelle. Une fois habillé, j'ouvre la porte de la salle de bains, le froid reviens.
Je remarche dans le couloir, et me rend compte que mes cheveux sont encore humides, je vais donc dans la salle de bains de nouveau, pour prendre le sèche cheveux, puis je ressort et le branche dans la cuisine. J'allume la radio et la met assez fort pour l'entendre avec le sèche cheveux. Une chanson anglaise, je ne me concentre pas sur les paroles, je suis juste la mélodie. J'allume le sèche cheveux, et me le passe un peu partout dans les cheveux, au bout d'un moment, je l'arrête. Je regarde mon portable, il est neuf heures dix huit minutes, et ben dis donc, je suis pire qu'une fille. Je range mon portable dans ma poche, me passe une main dans les cheveux, je regarde par la fenêtre de la cuisine, il pleut toujours dehors. Il fait gris, le temps ne s'est pas amélioré depuis mon réveil. Je suis seul dans l'appart, ma s½ur est chez une copine et ma mère a dormi je ne sais où. Que faire, pas le goût d'aller pianoter mon ordi, je prends donc la décision de sortir, par ce mauvais temps ? Ouais, ce n'est pas important ça.
Je prends ma veste dans mon placard, je la mets, puis je mets mes clés dans ma poche droite, dans la gauche il y a mon portable. J'hésite, puis après réflexion, je prends mes oreillettes, et je les branche sur mon portable. Je mets l'oreillette, je ferme ma veste, puis je mets ma musique préférée. "In The End" de Linkin Park... J'ouvre la porte, je sors dehors, décidemment, il fait aussi froid chez moi que dans l'allée, je ferme la porte, je glisse la clé dans la serrure, je tourne, clic, clic, fermé a double tour, je range ma clé dans ma poche, puis je descend l'escalier qui mène a la cour. Une fois arrivée dans celle ci, je me dirige vers le portail, un vieux portail en bois, suffit d'un coup de pied pour l'ouvrir, il finira par tomber un de ces quatre. J'ouvre le portail, je sors, il ne fait pas plus chaud. Je prends donc la route de droite, en longeant le trottoir. In The End est stoppé, je reçois un appel, je débranche mes écouteurs et je décroche donc. C'est une amie du lycée que je connais depuis le collège, elle me dit, avec une voix un peu triste, de la rejoindre au parc, pas le temps de lui demander pourquoi ce ton aussi peu gai, elle raccroche. Comme je n'ai rien de spécial à faire, je me dirige vers le parc. J'aperçois une bande d'élève, je me dis qu'ils doivent fumer un pétard, mais au milieu j'aperçois la fille qui m'a appelé. Je me dirige alors vers le groupe, elle me voit, s'approche de moi, et fond en larmes dans mes bras. Tout les jeunes ici présent ont une tête... d'enterrement. J'ai alors un doute. Je serre donc mon amie contre moi, son étreinte se fait mieux sentir, elle ne va vraiment pas bien. J'interroge un ado du regard, il détourne la tête, pas de réponse. Je n'ose ouvrir la bouche, chaque parole peut être blessante, mais blessante pour quoi ? Je sens qu'il s'est passé un truc.
Mon amie arrête de pleurer, elle passe dans les bras d'une copine a elle, je ne vais pas l'interroger, elle n'a pas l'air en état. "Ludo». Je me retourne, pour tomber nez a nez avec une autre fille, celle ci est plus discrète, mystérieuse. "Suis moi". Je m'exécute, nous nous éloignons du groupe, pour marcher un peu plus loin dans le parc. Elle me dit qu'il s'est passé quelque chose, mais il faut que je sois vraiment prêt à l'entendre. Je commence à perdre patience, que se passe-t-il a la fin. Alors elle me regarde dans les yeux, de ces yeux où l'on peut voir toute la tristesse du monde.
"Ludo, on a appris ce matin...
-Qu'est-ce qu'il y a, vas-y je t'écoute.
-Ce matin, la mère d'Anaïs m'a appelé, moi et les autres.
-Et ?...
-Elle nous a annoncés que sa fille était décédé dans un accident de voitures.
Ce fut le choc, je ne pouvais pas la croire, ce n'était pas possible, mes ses yeux ne mentait pas, ce qu'elle venait de me dire était bel et bien vrai. Non, pourquoi, non ce n'est pas possible, oui...
"Ce n'est pas possible !
-écoute Ludo, je te le jure, je suis désolé, vraiment.
J'ai envie de me tuer, j'ai envie de me laisser tomber, j'ai envie d'en finir, non, ça aurait pu être n'importe qui, pourquoi elle...
"Mais pourquoi elle !! C'est pas vrai !! c'est pas vrai !!
-Ludo calme toi, je t'en prie...
Je ne peut pas, non, c'est pas possible, je sens alors un frisson, dans tout le corps, le visage de mon amie se brouille, je vois alors le ciel, je me sens basculer, que m'arrive-t-il ? Je ne sens même pas le choc dur du sol sur mon dos, alors c'est cela, "tomber dans les pommes"... Ma vue est floue a présent, je vois des visages au dessus de moi, mais impossible d'en reconnaître un seul, qu'est-ce qui m'arrive... C'est alors que tout est noir. Le silence, je suis dans le noir, debout, dans le noir. J'entend au loin, très loin, des bruit de voix, je reconnais alors celle de ma mère.
"Maman !"
Rien, ma voix résonne dans le vide, je suis dans le vide. Il n'y a pas de sol, pas de lumière, que se passe-t-il, où suis-je ? C'est alors qu'une vague blanche m'arrive dessus, j'ai peur, j'ai très peur. Je vois alors des visages, ma mère, les larmes aux yeux, mais qu'est-ce qu'il y a !! Mon père aussi, mais c'est pas possible, j'ai peur, il se passe un truc. Tout est blanc, je suis dans un couloir, le plafond défile à grande vitesse, je suis secoué, où suis-je ?
*A l'hôpital*
une voix dans ma tête viens de m'annoncer ce fait. Mais pourquoi serais-je à l'hôpital, j'allais très bien il y a... je ne sais combien de temps.
"Anaïs est morte"
La voix viens de me répéter cette phrase fatale, je me souviens, mon amie qui pleure, ma copine qui m'annonce que ma petite amie est morte dans un accident de voitures, le ciel, des visages puis... l'hôpital. Combien de temps s'est écoulé depuis que j'ai quitté le parc? Je me le demande. J'ouvre les yeux, et là, je vois, je suis dans une salle d'hôpital. Personne autour, mais où sont les autres. Je regarde a droite, a gauche, personne. Je me redresse, quelque chose tire mon sur mon bras, j'ai une transfusion.
*Mais je n'ai rien*
J'ai horreur des piqûres, je l'enlève alors délicatement, et le pose sur ce lit blanc. Je trouve mes habits dans le placard à coté, j'enlève la chemise bleue habituelle, puis je me rhabille, j'ai soudain un vertige, je m'accroche à la rambarde du lit, j'attends quelques secondes, ça passe. Je sors alors dans le couloir, il y a de l'agitation, tant mieux, personne ne me verra partir. Je mets les mains dans les poches, et je rentre dans l'ascenseur au fond du couloir, direction, rez-de-chaussée. Je sors de l'ascenseur, le "ding" me réveille un peu, je suis fatigué. Je sors de l'hôpital, et je croise alors... Mon amie qui m'a annoncé la nouvelle, son visage me rappelle alors ces paroles troublantes, je pose ma main sur son épaule, elle se retourne, me regarde, je sens mes jambes me lâcher, elle s'accroche à moi, ne me laissant tomber. Elle crie de l'aidez à une bande de filles a coté, j'arrive à tenir debout, mais je ne fais que suivre la marche silencieuses de ces demoiselle. Il y a deux bancs sur une plateforme d'herbe, elles me font asseoir sur l'un d'eux, puis deux filles s'asseyent à ma gauche et à ma droite. Les autres en face de moi. Je reprend mes esprits, je leurs demande alors :
"Alors c'est vrai, elle est vraiment... morte ?
- Oui, me répond la première fille a ma gauche,
-On est vraiment désolé... dit une du banc d'en face.
J'éclate alors en sanglots, j'ai beau avoir une dignité, c'est trop, j'ai perdu la fille qui comptait le plus pour moi, l'être qui m'était le plus cher au monde, et elle est partie. Je pleure, toute les larmes que j'ai retenu jusqu'à maintenant sortent a présent, je n'en peu plus, pourquoi elle,
"Pourquoi ?"
Les filles se rapprochent, la seule que je connais me prend dans ses bras, je la serre contre moi, aussi fort que j'aurais serré Anaïs contre moi, j'avais l'habitude de le faire, et je sentais parfois le rythme de son c½ur, avec le souffle de sa respiration dans le cou... Je pleure, il le faut, j'évacue, c'est trop dur. Je ferme les yeux, je la vois, si belle, si gentille, nous étions ensemble depuis plus d'un an, et elle m'a quitté, sans le vouloir, elle m'a laissé seul, complètement seul dans ce monde dangereux...
Je me relève alors, toujours mon amie dans les bras, je regarde au loin, il ne pleut plus, mais une légère brise vient faire voleter mes cheveux, si Anaïs avait été présente, sa longue chevelure serait venue me caresser le visage, elle aurait rit, je l'aurais embrassée, je l'aime... Mon amie me lâche alors, s'écarte de quelques pas, me sourit, je demande alors que :
"j'aimerais être seul"
Elle comprend bien sur, et elle part avec les autres filles, en silence. Je regarde le ciel gris, une pluie fine revient alors. Ça m'est égal, rien de pire ne peut m'arriver maintenant, je n'ai plus rien à faire dans ce monde... c'est horrible, c'est la fin, ma seule raison de vivre est morte, que pourrait-il bien me rester à faire. Je ferme les yeux, et je la vois, elle me parle.
"Il ne faut pas que tu baisse les bras."
J'essaie de m'approcher d'elle, mais je marche dans le vide, elle ne bouge pas.
-pourquoi, Anaïs, pourquoi ?
-Je me trouvai au mauvais endroit au mauvais moment, c'est comme ça.
-Mais tu ne peux pas, pas maintenant, tu ne peux pas me laisser seul !
-Je sais.
-Tu ne sais rien !
-Ludo, je t'aimais, et je t'aime toujours.
-Mais moi aussi je t'aime !
Je la vois sourire.
"Pourquoi est-ce que tu m'a abandonné, je suis seul maintenant...
-Je ne t'ai pas abandonné, sache que je serais toujours près de toi, je serait toujours là.
Elle se pose une main sur le c½ur, le regard triste. Elle est belle, elle le rester éternellement.
"Mais...
-Tu veux venir avec moi ?
'Bien sur que je le voudrais !
Je ré-essaie de m'approcher d'elle, heureux, j'arrive a la prendre dans mes bras.
"Je t'aime
-Je t'aime aussi.
-Tu n'as qu'à me suivre ?
-Comment puis-je faire, tu est... morte.
-Mais tu peu quand même venir, suis moi.
Elle me prend la main, et cours, dans le noir. Je la suis, je sens le vent sur mon visage, je sens une pente, elle descend, je la suis, dans le noir. Elle se retourne, de temps a autres, et me sourit. Elle est si belle. J'entends des bruits, mais trop loin pour que je puisse les comprendre. Aucune importance, je suis avec elle, c'est tout ce qui compte. Elle se retourne, recule de quelques pas, elle tend sa main vers moi.
"Si tu veux venir, prend ma main."
Je ne sais pas pourquoi, elle me parait étrange tout d'un coup, son visage est pâle, elle a changée ? Mais j'ai envie de la prendre de nouveau dans mes bras, lentement, je marche vers elle le bras tendu. Alors que je m'apprêtai à prendre sa main dans la mienne, elle s'élève, et ricane, j'ai alors peur, que me veut-elle. Le noir alors disparaît, je me retrouve dans la réalité ? J'entends un klaxon, je me retourne, une voiture, oui une voiture. C'est une voiture qui m'arrive dessus, et je reste là a ne rien faire, elle se rapproche, lentement, je la regarde, épouvanté, ne pouvant rien faire, elle se rapproche, inexorablement, elle va me toucher. C'est alors que je sens le choc, en une fraction de seconde, je perd connaissance, je me sens projeté au dessus du sol, le choc dur du sol, des cris, des freins, des pas, des bruit, des voix, des cris, des bruits, de plus en plus de bruits, puis... plus rien... J'ouvre les yeux, j'entends le "tut... tut... tut.... tut" incessant de la machine qui se trouve quelque part près de moi. Je reconnais cette odeur sans odeur, cette odeur d'hôpital.
Je n'ouvre pas les yeux, je sais parfaitement ce qu'il s'est passé. J'entends les voix près de moi, cela me berce un peu, c'est comme des ronronnements... Mais j'entends alors de l'agitation, des cris, des bruit de personne qui cours, j'entends derrière ce vacarme, la machine, "tut... tut... tuuuuuuuuuuuu-"
Je me sens tomber, tomber, continuellement. J'entends des voix, la voix de... d'Anaïs.
"Pourquoi te bat-tu, tu ne voulais donc pas me rejoindre ?
Nous pourrions être ensemble pour l'éternité, ce n'est pas ce que tu désirais.
-Mais, ma famille ?
-Je suis ta famille, Ludovic.
Jamais elle ne m'avais appelé par mon prénom en entier, ce n'était pas elle.
"Qui est-tu ?
-Tu ne le sais donc pas ?
-Je ne te poserais pas la question dans ce cas.
-Je suis la mort, Ludovic.
Tout cela expliquait tout, c'était simple maintenant.
"Que me veut-tu ?
-Selon toi ?
-Que veux-tu dire ?
-Je suis la mort, la seule chose que personne ne peut avoir, tu ne voudrais pas de moi comme amie ?
-Je ne sais pas...
"Ludo, non !
Cette fois là c'était Anaïs.
"Ludo, ne l'écoute pas, tu a ta famille qui a besoin de toi !
-Ludovic, écoute moi, il faut que tu viennes.
-Ludo, s'il te plait !
Je sentais quelque chose m'attirer vers elle, je marchai vers cette force, la main en avant.
"Ludo, stop !
-Je t'ai dit de venir !
-Ludo, ne l'écoute pas, bat toi !
Je n'avais pas envie de me battre, je n'avais plus aucune raison de m'accrocher à cette vie que je n'avais jamais demandée.
"Oui, c'est bien Ludovic, continue.
- Ludo, si tu m'aimes vraiment, ne fais pas ça, tu peux rendre des filles heureuses encore, je ne suis pas la seule !
-Ludovic, que fais-tu !!
Bien sur que j'aimais Anaïs, mais elle est la seule fille que je n'aurais jamais rendu heureuse.
-Ludo, fais le pour moi, je t'en prie.
-Ludovic, non !!
Anaïs avait raison, je ne pouvais peut être jamais plus la voir, mais elle est et restera à jamais dans mon c½ur, jamais je ne l'oublierai. Je ne peux pas abandonner ma famille, ils ne seront plus rien sans moi. Je ne peu pas abandonner ma meilleure amie, que va-t-elle penser de moi si je pars. Je ne peux pas laisser tous mes potes non plus.
-Oui, Ludo.
Je sentis alors une douleur immense sur le torse, c'est ainsi que j'ai découvert, les "électrochocs". Une décharge, deux, trois, des cris reviennent, des bruits, j'entends de nouveau un brouhaha incompréhensible. Une autre décharge, j'ouvre les yeux, j'entends de nouveau cette machine, "-uuuuuuuuuuu-... tut... tut... tut" Je suis revenue ça y est, je vois mes parents, je les vois mais ne peux rien dire, je suis paralysée. Je vois mon père et ma mère, les larmes aux yeux, ma s½ur n'est pas là, je vois les infirmiers, heureux, est-ce eux qui m'ont sauvé ? Je cligne des yeux, je la revois alors, Anaïs.
"Voila, t'a fait ce qu'il fallait.
Elle me sourit.
Je t'aime Ludo, tu sais.
-Moi aussi je t'aime.
-Et bien, Adieu
-Quoi !
Je la vois alors, lentement, disparaître dans l'ombre du noir.
"Anaïs, Attend !! Tu ne peux pas me laisser maintenant !!
Je me rend compte que j'ai retrouvé l'usage de la paroles, car cette phrase je l'ai bel et bien dites. Les personnes ici présentes me regardent avec stupeur, puis soulagement, je suis vivant. Je referme les yeux avec force, je les re-ouvres, les re-ferme, rien n'y fait, elle est partie pour de bon. Je dois affronter la dure réalité de la vie, elle est morte, c'est ainsi, je vais devoir endurer ça tous les jours, jusqu'à mon dernier souffle. Mais je ne mourrais pas aujourd'hui, il me reste des choses a faire sur cette terre.
*Anaïs, je te remercie, vraiment, et je t'aime, mais ça tu le sais déjà, Adieu.*
Je crus alors la voir au fond de la salle, le visage souriant, j'allais ouvrir la bouche, mais c'était inutile, son regard disais tout, jamais elle ne m'oublierai, elle quitta alors la pièce, et disparut.
Jamais je ne l'ai revu, tout du moins pas avant la nuit dernière, mais ça, c'est autre chose.
Pour Anaïs, une fille super que je n'oublierai jamais <3
Je replace le pommeau sur le crochet, l'eau est chaude, ça fait du bien. Je reste immobile, laissant ce liquide de chaleur ruisseler sur mon corps, je pense... a rien, perdu dans des pensées vide, je reste sans rien faire. Tout a coup, je sursaute, malgré que je sois sous l'eau chaude, je suis parcouru d'un frisson, je regarde mon bras, j'ai une très forte chaire de poule, mes poils sont pratiquement perpendiculaires à ma peau. Quelques secondes à observer ce rare phénomène, les poils se rabaissent sous le poids de l'eau. Je relève la tête, me frotte le visage sous la chaleur de la douche, puis je l'arrête. J'ouvre les deux battants, puis sors, complètement trempé. Je regarde mon portable, il est huit heures cinquante-neuf, j'ai passé tant de temps sous la douche que ça ! C'est vraiment bizarre... Je prend une serviette sur le sèche-truc, puis je me frotte le corps, pensif. Je ne sais pas pourquoi mais je sens qu'aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres, il s'est ou il va se passer quelque chose. Une fois sec, je fouille dans le sèche linge, je trouve un caleçon propre, une paire de chaussette propre, mon jean fétiche et un long tee-shirt encore un peu humide, je sors tout ça, c'est un peu froissé, mais bon je fais pas dans la dentelle. Une fois habillé, j'ouvre la porte de la salle de bains, le froid reviens.
Je remarche dans le couloir, et me rend compte que mes cheveux sont encore humides, je vais donc dans la salle de bains de nouveau, pour prendre le sèche cheveux, puis je ressort et le branche dans la cuisine. J'allume la radio et la met assez fort pour l'entendre avec le sèche cheveux. Une chanson anglaise, je ne me concentre pas sur les paroles, je suis juste la mélodie. J'allume le sèche cheveux, et me le passe un peu partout dans les cheveux, au bout d'un moment, je l'arrête. Je regarde mon portable, il est neuf heures dix huit minutes, et ben dis donc, je suis pire qu'une fille. Je range mon portable dans ma poche, me passe une main dans les cheveux, je regarde par la fenêtre de la cuisine, il pleut toujours dehors. Il fait gris, le temps ne s'est pas amélioré depuis mon réveil. Je suis seul dans l'appart, ma s½ur est chez une copine et ma mère a dormi je ne sais où. Que faire, pas le goût d'aller pianoter mon ordi, je prends donc la décision de sortir, par ce mauvais temps ? Ouais, ce n'est pas important ça.
Je prends ma veste dans mon placard, je la mets, puis je mets mes clés dans ma poche droite, dans la gauche il y a mon portable. J'hésite, puis après réflexion, je prends mes oreillettes, et je les branche sur mon portable. Je mets l'oreillette, je ferme ma veste, puis je mets ma musique préférée. "In The End" de Linkin Park... J'ouvre la porte, je sors dehors, décidemment, il fait aussi froid chez moi que dans l'allée, je ferme la porte, je glisse la clé dans la serrure, je tourne, clic, clic, fermé a double tour, je range ma clé dans ma poche, puis je descend l'escalier qui mène a la cour. Une fois arrivée dans celle ci, je me dirige vers le portail, un vieux portail en bois, suffit d'un coup de pied pour l'ouvrir, il finira par tomber un de ces quatre. J'ouvre le portail, je sors, il ne fait pas plus chaud. Je prends donc la route de droite, en longeant le trottoir. In The End est stoppé, je reçois un appel, je débranche mes écouteurs et je décroche donc. C'est une amie du lycée que je connais depuis le collège, elle me dit, avec une voix un peu triste, de la rejoindre au parc, pas le temps de lui demander pourquoi ce ton aussi peu gai, elle raccroche. Comme je n'ai rien de spécial à faire, je me dirige vers le parc. J'aperçois une bande d'élève, je me dis qu'ils doivent fumer un pétard, mais au milieu j'aperçois la fille qui m'a appelé. Je me dirige alors vers le groupe, elle me voit, s'approche de moi, et fond en larmes dans mes bras. Tout les jeunes ici présent ont une tête... d'enterrement. J'ai alors un doute. Je serre donc mon amie contre moi, son étreinte se fait mieux sentir, elle ne va vraiment pas bien. J'interroge un ado du regard, il détourne la tête, pas de réponse. Je n'ose ouvrir la bouche, chaque parole peut être blessante, mais blessante pour quoi ? Je sens qu'il s'est passé un truc.
Mon amie arrête de pleurer, elle passe dans les bras d'une copine a elle, je ne vais pas l'interroger, elle n'a pas l'air en état. "Ludo». Je me retourne, pour tomber nez a nez avec une autre fille, celle ci est plus discrète, mystérieuse. "Suis moi". Je m'exécute, nous nous éloignons du groupe, pour marcher un peu plus loin dans le parc. Elle me dit qu'il s'est passé quelque chose, mais il faut que je sois vraiment prêt à l'entendre. Je commence à perdre patience, que se passe-t-il a la fin. Alors elle me regarde dans les yeux, de ces yeux où l'on peut voir toute la tristesse du monde.
"Ludo, on a appris ce matin...
-Qu'est-ce qu'il y a, vas-y je t'écoute.
-Ce matin, la mère d'Anaïs m'a appelé, moi et les autres.
-Et ?...
-Elle nous a annoncés que sa fille était décédé dans un accident de voitures.
Ce fut le choc, je ne pouvais pas la croire, ce n'était pas possible, mes ses yeux ne mentait pas, ce qu'elle venait de me dire était bel et bien vrai. Non, pourquoi, non ce n'est pas possible, oui...
"Ce n'est pas possible !
-écoute Ludo, je te le jure, je suis désolé, vraiment.
J'ai envie de me tuer, j'ai envie de me laisser tomber, j'ai envie d'en finir, non, ça aurait pu être n'importe qui, pourquoi elle...
"Mais pourquoi elle !! C'est pas vrai !! c'est pas vrai !!
-Ludo calme toi, je t'en prie...
Je ne peut pas, non, c'est pas possible, je sens alors un frisson, dans tout le corps, le visage de mon amie se brouille, je vois alors le ciel, je me sens basculer, que m'arrive-t-il ? Je ne sens même pas le choc dur du sol sur mon dos, alors c'est cela, "tomber dans les pommes"... Ma vue est floue a présent, je vois des visages au dessus de moi, mais impossible d'en reconnaître un seul, qu'est-ce qui m'arrive... C'est alors que tout est noir. Le silence, je suis dans le noir, debout, dans le noir. J'entend au loin, très loin, des bruit de voix, je reconnais alors celle de ma mère.
"Maman !"
Rien, ma voix résonne dans le vide, je suis dans le vide. Il n'y a pas de sol, pas de lumière, que se passe-t-il, où suis-je ? C'est alors qu'une vague blanche m'arrive dessus, j'ai peur, j'ai très peur. Je vois alors des visages, ma mère, les larmes aux yeux, mais qu'est-ce qu'il y a !! Mon père aussi, mais c'est pas possible, j'ai peur, il se passe un truc. Tout est blanc, je suis dans un couloir, le plafond défile à grande vitesse, je suis secoué, où suis-je ?
*A l'hôpital*
une voix dans ma tête viens de m'annoncer ce fait. Mais pourquoi serais-je à l'hôpital, j'allais très bien il y a... je ne sais combien de temps.
"Anaïs est morte"
La voix viens de me répéter cette phrase fatale, je me souviens, mon amie qui pleure, ma copine qui m'annonce que ma petite amie est morte dans un accident de voitures, le ciel, des visages puis... l'hôpital. Combien de temps s'est écoulé depuis que j'ai quitté le parc? Je me le demande. J'ouvre les yeux, et là, je vois, je suis dans une salle d'hôpital. Personne autour, mais où sont les autres. Je regarde a droite, a gauche, personne. Je me redresse, quelque chose tire mon sur mon bras, j'ai une transfusion.
*Mais je n'ai rien*
J'ai horreur des piqûres, je l'enlève alors délicatement, et le pose sur ce lit blanc. Je trouve mes habits dans le placard à coté, j'enlève la chemise bleue habituelle, puis je me rhabille, j'ai soudain un vertige, je m'accroche à la rambarde du lit, j'attends quelques secondes, ça passe. Je sors alors dans le couloir, il y a de l'agitation, tant mieux, personne ne me verra partir. Je mets les mains dans les poches, et je rentre dans l'ascenseur au fond du couloir, direction, rez-de-chaussée. Je sors de l'ascenseur, le "ding" me réveille un peu, je suis fatigué. Je sors de l'hôpital, et je croise alors... Mon amie qui m'a annoncé la nouvelle, son visage me rappelle alors ces paroles troublantes, je pose ma main sur son épaule, elle se retourne, me regarde, je sens mes jambes me lâcher, elle s'accroche à moi, ne me laissant tomber. Elle crie de l'aidez à une bande de filles a coté, j'arrive à tenir debout, mais je ne fais que suivre la marche silencieuses de ces demoiselle. Il y a deux bancs sur une plateforme d'herbe, elles me font asseoir sur l'un d'eux, puis deux filles s'asseyent à ma gauche et à ma droite. Les autres en face de moi. Je reprend mes esprits, je leurs demande alors :
"Alors c'est vrai, elle est vraiment... morte ?
- Oui, me répond la première fille a ma gauche,
-On est vraiment désolé... dit une du banc d'en face.
J'éclate alors en sanglots, j'ai beau avoir une dignité, c'est trop, j'ai perdu la fille qui comptait le plus pour moi, l'être qui m'était le plus cher au monde, et elle est partie. Je pleure, toute les larmes que j'ai retenu jusqu'à maintenant sortent a présent, je n'en peu plus, pourquoi elle,
"Pourquoi ?"
Les filles se rapprochent, la seule que je connais me prend dans ses bras, je la serre contre moi, aussi fort que j'aurais serré Anaïs contre moi, j'avais l'habitude de le faire, et je sentais parfois le rythme de son c½ur, avec le souffle de sa respiration dans le cou... Je pleure, il le faut, j'évacue, c'est trop dur. Je ferme les yeux, je la vois, si belle, si gentille, nous étions ensemble depuis plus d'un an, et elle m'a quitté, sans le vouloir, elle m'a laissé seul, complètement seul dans ce monde dangereux...
Je me relève alors, toujours mon amie dans les bras, je regarde au loin, il ne pleut plus, mais une légère brise vient faire voleter mes cheveux, si Anaïs avait été présente, sa longue chevelure serait venue me caresser le visage, elle aurait rit, je l'aurais embrassée, je l'aime... Mon amie me lâche alors, s'écarte de quelques pas, me sourit, je demande alors que :
"j'aimerais être seul"
Elle comprend bien sur, et elle part avec les autres filles, en silence. Je regarde le ciel gris, une pluie fine revient alors. Ça m'est égal, rien de pire ne peut m'arriver maintenant, je n'ai plus rien à faire dans ce monde... c'est horrible, c'est la fin, ma seule raison de vivre est morte, que pourrait-il bien me rester à faire. Je ferme les yeux, et je la vois, elle me parle.
"Il ne faut pas que tu baisse les bras."
J'essaie de m'approcher d'elle, mais je marche dans le vide, elle ne bouge pas.
-pourquoi, Anaïs, pourquoi ?
-Je me trouvai au mauvais endroit au mauvais moment, c'est comme ça.
-Mais tu ne peux pas, pas maintenant, tu ne peux pas me laisser seul !
-Je sais.
-Tu ne sais rien !
-Ludo, je t'aimais, et je t'aime toujours.
-Mais moi aussi je t'aime !
Je la vois sourire.
"Pourquoi est-ce que tu m'a abandonné, je suis seul maintenant...
-Je ne t'ai pas abandonné, sache que je serais toujours près de toi, je serait toujours là.
Elle se pose une main sur le c½ur, le regard triste. Elle est belle, elle le rester éternellement.
"Mais...
-Tu veux venir avec moi ?
'Bien sur que je le voudrais !
Je ré-essaie de m'approcher d'elle, heureux, j'arrive a la prendre dans mes bras.
"Je t'aime
-Je t'aime aussi.
-Tu n'as qu'à me suivre ?
-Comment puis-je faire, tu est... morte.
-Mais tu peu quand même venir, suis moi.
Elle me prend la main, et cours, dans le noir. Je la suis, je sens le vent sur mon visage, je sens une pente, elle descend, je la suis, dans le noir. Elle se retourne, de temps a autres, et me sourit. Elle est si belle. J'entends des bruits, mais trop loin pour que je puisse les comprendre. Aucune importance, je suis avec elle, c'est tout ce qui compte. Elle se retourne, recule de quelques pas, elle tend sa main vers moi.
"Si tu veux venir, prend ma main."
Je ne sais pas pourquoi, elle me parait étrange tout d'un coup, son visage est pâle, elle a changée ? Mais j'ai envie de la prendre de nouveau dans mes bras, lentement, je marche vers elle le bras tendu. Alors que je m'apprêtai à prendre sa main dans la mienne, elle s'élève, et ricane, j'ai alors peur, que me veut-elle. Le noir alors disparaît, je me retrouve dans la réalité ? J'entends un klaxon, je me retourne, une voiture, oui une voiture. C'est une voiture qui m'arrive dessus, et je reste là a ne rien faire, elle se rapproche, lentement, je la regarde, épouvanté, ne pouvant rien faire, elle se rapproche, inexorablement, elle va me toucher. C'est alors que je sens le choc, en une fraction de seconde, je perd connaissance, je me sens projeté au dessus du sol, le choc dur du sol, des cris, des freins, des pas, des bruit, des voix, des cris, des bruits, de plus en plus de bruits, puis... plus rien... J'ouvre les yeux, j'entends le "tut... tut... tut.... tut" incessant de la machine qui se trouve quelque part près de moi. Je reconnais cette odeur sans odeur, cette odeur d'hôpital.
Je n'ouvre pas les yeux, je sais parfaitement ce qu'il s'est passé. J'entends les voix près de moi, cela me berce un peu, c'est comme des ronronnements... Mais j'entends alors de l'agitation, des cris, des bruit de personne qui cours, j'entends derrière ce vacarme, la machine, "tut... tut... tuuuuuuuuuuuu-"
Je me sens tomber, tomber, continuellement. J'entends des voix, la voix de... d'Anaïs.
"Pourquoi te bat-tu, tu ne voulais donc pas me rejoindre ?
Nous pourrions être ensemble pour l'éternité, ce n'est pas ce que tu désirais.
-Mais, ma famille ?
-Je suis ta famille, Ludovic.
Jamais elle ne m'avais appelé par mon prénom en entier, ce n'était pas elle.
"Qui est-tu ?
-Tu ne le sais donc pas ?
-Je ne te poserais pas la question dans ce cas.
-Je suis la mort, Ludovic.
Tout cela expliquait tout, c'était simple maintenant.
"Que me veut-tu ?
-Selon toi ?
-Que veux-tu dire ?
-Je suis la mort, la seule chose que personne ne peut avoir, tu ne voudrais pas de moi comme amie ?
-Je ne sais pas...
"Ludo, non !
Cette fois là c'était Anaïs.
"Ludo, ne l'écoute pas, tu a ta famille qui a besoin de toi !
-Ludovic, écoute moi, il faut que tu viennes.
-Ludo, s'il te plait !
Je sentais quelque chose m'attirer vers elle, je marchai vers cette force, la main en avant.
"Ludo, stop !
-Je t'ai dit de venir !
-Ludo, ne l'écoute pas, bat toi !
Je n'avais pas envie de me battre, je n'avais plus aucune raison de m'accrocher à cette vie que je n'avais jamais demandée.
"Oui, c'est bien Ludovic, continue.
- Ludo, si tu m'aimes vraiment, ne fais pas ça, tu peux rendre des filles heureuses encore, je ne suis pas la seule !
-Ludovic, que fais-tu !!
Bien sur que j'aimais Anaïs, mais elle est la seule fille que je n'aurais jamais rendu heureuse.
-Ludo, fais le pour moi, je t'en prie.
-Ludovic, non !!
Anaïs avait raison, je ne pouvais peut être jamais plus la voir, mais elle est et restera à jamais dans mon c½ur, jamais je ne l'oublierai. Je ne peux pas abandonner ma famille, ils ne seront plus rien sans moi. Je ne peu pas abandonner ma meilleure amie, que va-t-elle penser de moi si je pars. Je ne peux pas laisser tous mes potes non plus.
-Oui, Ludo.
Je sentis alors une douleur immense sur le torse, c'est ainsi que j'ai découvert, les "électrochocs". Une décharge, deux, trois, des cris reviennent, des bruits, j'entends de nouveau un brouhaha incompréhensible. Une autre décharge, j'ouvre les yeux, j'entends de nouveau cette machine, "-uuuuuuuuuuu-... tut... tut... tut" Je suis revenue ça y est, je vois mes parents, je les vois mais ne peux rien dire, je suis paralysée. Je vois mon père et ma mère, les larmes aux yeux, ma s½ur n'est pas là, je vois les infirmiers, heureux, est-ce eux qui m'ont sauvé ? Je cligne des yeux, je la revois alors, Anaïs.
"Voila, t'a fait ce qu'il fallait.
Elle me sourit.
Je t'aime Ludo, tu sais.
-Moi aussi je t'aime.
-Et bien, Adieu
-Quoi !
Je la vois alors, lentement, disparaître dans l'ombre du noir.
"Anaïs, Attend !! Tu ne peux pas me laisser maintenant !!
Je me rend compte que j'ai retrouvé l'usage de la paroles, car cette phrase je l'ai bel et bien dites. Les personnes ici présentes me regardent avec stupeur, puis soulagement, je suis vivant. Je referme les yeux avec force, je les re-ouvres, les re-ferme, rien n'y fait, elle est partie pour de bon. Je dois affronter la dure réalité de la vie, elle est morte, c'est ainsi, je vais devoir endurer ça tous les jours, jusqu'à mon dernier souffle. Mais je ne mourrais pas aujourd'hui, il me reste des choses a faire sur cette terre.
*Anaïs, je te remercie, vraiment, et je t'aime, mais ça tu le sais déjà, Adieu.*
Je crus alors la voir au fond de la salle, le visage souriant, j'allais ouvrir la bouche, mais c'était inutile, son regard disais tout, jamais elle ne m'oublierai, elle quitta alors la pièce, et disparut.
Jamais je ne l'ai revu, tout du moins pas avant la nuit dernière, mais ça, c'est autre chose.
Anaïs est partie...,Droles d'histoires, juin 2003
Pour Anaïs, une fille super que je n'oublierai jamais <3
By Deatharte

